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Daily Sinath!
Article : Exposition inédite au Bénin : A la découverte du monde des médias
Plume du Bénin
16
14 mai 2013

Exposition inédite au Bénin : A la découverte du monde des médias

Ange Gnacadja
Ange Gnacadja

« Valoriser pour une première fois ces hommes et ces femmes qui se battent tous les jours pour mettre en lumière d’autres personnes », tel est l’objectif de Ange Gnacadja, photojournaliste béninois qui a décidé de dévoiler en grandeur nature, à travers une exposition les conditions de travail des journalistes du pays. En effet, après avoir sillonné plusieurs rédactions avec son appareil photo, Ange nous livre ici le fruit de ses escapades dans un monde aussi tumultueux que passionnant.

Ouvert au public depuis le 10 mai, je suis allée découvrir pour vous cette exposition qui m’intriguait aussi personnellement. Photojournalisme ? Monde des médias ? Qu’allait-il exposer dans un environnement aussi réticent que le Bénin?

Alors très curieuse (vous le savez), je me suis rendue à ladite exposition le lundi 13 Mai au Centre Culturel Chinois et non seulement, j’ai pu découvrir la beauté de ces tableaux, je vous ai concocté une brève interview  avec son auteur. Je vous propose donc d’en savoir un peu plus sur le personnage en même temps que quelques photos que j’ai soigneusement choisies pour vous.

(Crédits photos : Ange Gnacadja)

Sinathlafricaine : Bonjour Monsieur Ange Gnacadja,  présentez-vous à nos lecteurs.

Ange Gnacadja : Je suis Ange Gnacadja, photojournaliste. La photographie pour moi est une histoire de passion. D’ailleurs j’en fait depuis la quatrième année du cours primaire. J’ai eu la chance d’avoir eu un oncle dans le domaine qui m’a formé et initié. Mais au delà de ça, j’ai également reçu des formations ponctuelles notamment au CESTI de Dakar et à l’Université de Lille en France. Sinon, je me documente beaucoup donc je me considère comme un autodidacte.

Nous sommes en ce moment à une exposition dont vous êtes l’auteur. Pouvez-vous nous la présenter ?

Cette exposition porte sur le monde des médias au Bénin. J’ai choisi ce thème parce que les journalistes mettent toujours en avant les autres et personne ne rehausse leurs images. Aujourd’hui, si le public connait le chef de l’état ou les ministres, c’est grâce aux hommes des médias. Mais personne ne pense à ces derniers. C’est donc en partant de ce constat que j’ai pris la décision depuis 6 ans de chasser des images pour présenter ma propre corporation. Et c’est le résultat que vous pouvez voir aujourd’hui.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrés ? Parce que je suppose que tout n’as pas été toujours agréable pour réaliser ce travail de long haleine.

Vous avez ici 111 photos qui ont été sélectionnés parmi 802 photos. Les difficultés, j’en rencontre presque tous les jours. Déjà de la part de certains confrères qui ont été très réticents quand je prenais ces images ou encore me mettait la pression pour récupérer leurs photos. Ce qui ne facilitait pas les prochaines prises de vues qui manquait de spontanéité. Mais aujourd’hui, ils sont très contents de voir le résultat et de faire l’objet d’une exposition qui les met en valeur.

Comment le public a-t-il accueilli cette exposition ?

Le feedback est très bien de la part du public. Le vendredi 10 passé lors de l’ouverture de cette exposition, j’ai pu entendre certains donner plusieurs avis favorables. Certains ont trouvé ça courageux parce que c’est pour la première fois qu’un journaliste fait une telle  autocritique de son métier. Par ailleurs, certains m’ont dit qu’ils ne savaient pas que le journaliste souffrait autant avant de venir à la télévision ou de présenter le journal à la radio.

Avec l’arrivée d’Internet et la multitude des banque d’images qui existe aujourd’hui, quelle est l’avenir du photojournalisme ?

Toutes les photos sur Internet ne cadre pas toujours avec l’angle de l’article. Alors le photojournaliste et le rédacteur se complètent. Ils doivent travailler ensemble pour produire le papier. Comme exemple, au Bénin, nos ministres quand ils vont en campagne pour visiter la population, très peu s’offrent les services d’un photojournaliste et quand le journaliste finit d’écrire son papier, il utilise un portrait du ministre en costume alors que ce dernier était en campagne avec des paysans donc habillé pour l’occasion. D’où l’importance de disposer d’un photojournaliste qui prendra des images sur le terrain.

Quel est l’état du photojournalisme au Bénin ?

Nous ne sommes pas  découragés mais il faut dire qu’au niveau de l’aide de l’Etat à la presse, les preneurs d’images sont mal lotis. Ils ont droit difficilement à une formation par an. Les gens pensent que quand on parle de journalisme, il s’agit juste du rédacteur alors que le preneur d’images a aussi un rôle très important. Aujourd’hui, si les preneurs d’images vont en grève, la télévision aura du mal à fonctionner normalement alors les gens doivent comprendre que seuls des photos peuvent faire un article. Nous, nous avons la chance de travailler avec l’extérieur mais au Bénin les rédactions doivent impérativement avoir des photojournalistes et c’est à la HAAC (Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication) de le leur imposer pour aider les photojournalistes.

Quels sont vos projets après cette exposition ?

En septembre prochain, je présenterais cette exposition à l’Institut Français de Cotonou et ensuite si tout va bien, j’irais toujours avec quelques photos représenter le Bénin en France.

Je vous remercie.

Si vous êtes à Cotonou, l’exposition se poursuit jusqu’au vendredi 17 au Centre Culturel Chinois !

Faites y un tour pour plus de détails !

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Article : Le racisme c’est aussi dans votre tête!
Des nouvelles de Mondoblog
14
10 mai 2013

Le racisme c’est aussi dans votre tête!

DiscriminationPour la première fois, la communauté  Mondoblog, suite à l’appel de Danielle décide de se prononcer sur un sujet très délicat: Les formes de discriminations.

Pour commencer, je dois avouer que depuis 2007, quand on me parle de racisme, la première chose à laquelle je pense c’est le discours de Sarkozy à Dakar.

En effet, pour moi, c’est l’une des plus belles preuves de discrimination de ces dernières années.

Tout le monde se rappelle de ces phrases légendaires.

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. »

Sans m’attarder sur les critiques que je peux formuler contre ces propos pour justifier que l’homme africain est bien ancré dans l’histoire , je dois avouer que depuis ce discours, Racisme, Discrimination, cannibalisme sont des thèmes que je me suis toujours refusée d’aborder dans les débats! Pourquoi?? J’en sais rien! On peut appeler ça une sorte d’auto-censure justifiée car voilà ce que je pense.

Dernièrement, en discutant de ce sujet avec des collègues au bureau, ils m’ont dit ceci:
« Sinath, tu sais les arabes d’Afrique du Nord ne se considèrent pas comme des africains pour la plupart, ils nous traitent en Afrique subsaharienne de nègre et se considèrent comme des maghrébins! Pas Africains! Et ils ont bien raison, nous sommes différents »
Réalité, allez-vous me répondre, mais voilà ce que je leur ai répondu: 
« Qu’ils le veuillent ou pas, ce sont bien des africains et c’est en continuant à mener ce genre de débat qu’on enfonce le cloue dans la plaie.
Vous devrez vous même arrêtez de parler d’Afrique du Nord, du Sud ou de l’Ouest, nous sommes tous Africains et c’est tout, arrêtez de réfléchir ainsi« .
L’un d’entre eux m’a donc répondu:
« Tu sembles nier les faits aujourd’hui mais quand tu iras en France et que des africains comme toi et des français de souche te traiteront de noir, tu comprendras »
Ma réponse fut celle-ci:
« Vous voulez que je vous dise? Le racisme des français même s’il est exagéré par moment, je le comprend! Car, je sais pas comment je réagirais si dans mon pays, j’allais dans un quartier et je ne voyais pas un seul noir et nos bonnes vieilles habitudes, ça me déstabiliserai certainement. Mais là, n’est pas la vrai question, perdurer dans ces débats de noir, blanc, africain noir ou maghrébins, c’est accepter une sorte de supériorité tacite de telle ou telle catégorie de personne et ça je suis foncièrement contre. »
Je suis également contre tous ces gens qui font des tee-shirt ou des sacs avec des slogans tels que « noir et fier » car là encore, c’est instaurer la différence, c’est créer la division, c’est s’éloigner les uns des autres.
Alors que nous sommes tous les mêmes, cultivons les mêmes valeurs, nous battons pour les mêmes causes et surtout avec chacun nos forces….
Le racisme c’est donc aussi dans nos têtes! Travaillons à bannir certaines réflexions! Nous ne sommes pas différents! Nous sommes UN!

 

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Article : Nominée au Liebster Award: Je me confie…
Non classé
10
6 mai 2013

Nominée au Liebster Award: Je me confie…

Crédit photos: flipinayweeblether.blogspot.com
Crédit photos: flipinayweeblether.blogspot.com

Il y a quelques jours, David, un aîné blogueur a publié un article qui parlait d’un concours dénommé Liebster award! J’ai trouvé ça super intéressant et j’avais très envie  d’y prendre part mais aujourd’hui que ma très chère Nora me nomine, je suis soudain très paresseuse.

Comment je vais réussir à répondre à tout ça et le pire, c’est que je déteste parler de moi.

Bref, puisqu’il faut s’y mettre! Allons-y!

Mais avant un rappel du concept: Le Liebster Blog Award qui signifie « Prix du Blog Aimé », a pour principe de:

  • mettre un lien vers le blog qui vous a nominé, et dans notre cas c’est le Blog de Nora, cette amie charmante, qui je ne sais par quelle magie connait mes goûts musicaux et m’épatent dans ses actions associatifs.
  • Ecrire 11 faits sur soi ,
  • Répondre aux questions posées par la personne qui vous a nominé et en créer 11 nouvelles pour les blogs que vous choisirez,
  • Choisir vos 11 favoris en créant un lien vers leur blog,
  • Informer vos sélectionnés sur leur page,
  • Ne pas choisir la personne qui vous a sélectionné.

11 choses sur moi?

1-Je suis née un 24 Août et je sais pas pourquoi mais j’en suis très heureuse. D’ailleurs, tout ce qui sont nés en Août m’intrigue! Je pense qu’ils ont un truc…

2- Je suis très croyante. Je suis persuadée qu’il y a un vieux barbu quelque part et qu’il mérite bien plus que notre attention, oui, bien plus….

3-Je suis béninoise, autrefois patriote naïve ,j’ai ouvert les yeux il y a peu après mon voyage à Dakar. Mon pays va très mal. Mais bon,  c’est le mien.

4- Je me drogue à l’information. Comme quelqu’un le dit, je me shoote aux news et ne pas écouter le journal un seul jour détruirait forcément quelque chose en moi.

5-Mon premier blog parlait politique international, aujourd’hui j’en parle moins sur celui-ci et ça me manque comme la lecture et l’écriture que j’ai abandonné peu à peu avec l’arrivée internet.

6-  Après être tombée amoureuse du journalisme, je suis devenue (parce c’était pas prévu!) ultra passionnée des nouvelles technologies et je milite énormément pour leur développement au Bénin. Notre avenir se trouve dans toutes ces petites choses. Surtout en Afrique où les géants du web commencent par investir énormément.

7- Je suis accro d’internet. Je suis consciente de mon mal et j’ai commencé une désintox il y a pas longtemps. Car le réel reste le réel! Même si, je me demande encore aujourd’hui comment j’ai été aussi bête pour couper la connexion internet sur mon mobile.

8-Je suis très heureuse des amis que j’ai car si ma famille est bien loin de l’immensité de ce que je vis aujourd’hui sur le web, il y a plus d’un qui n’arrêtent pas d’être là pour moi et de me pousser à aller de l’avant. Merci à tous! Vous êtes ma seconde famille et je comprend totalement quand vous me reprochez d’abusivement vivre dans le virtuel.

9-Je suis très complexe comme personnage! Il est très dur de cerner ma personnalité d’ailleurs très changeante. Un peu comme le jour et la nuit. J’ai horreur des tissages (rajouts aux cheveux naturels), les talons m’épuisent (j’en mets jamais! Pourquoi se fatiguer?) et ma spécialité? les tresses! Se peigner prend trop de temps.

10-Je suis très fan de musique. Je déteste le coupé-décalé et les musiques inutilement fortes. J’adore le Jazz (ça m’apaise) . Il m’arrive aussi d’écouter beaucoup de rap. En parlant de ça, voilà comment je fonctionne: Elle est bonne, je l’écoute en boucle, elle me saoule et je passe à autre chose. Dernièrement mes coups de cœur sont Birdy, Les amants de la bastille et Adèle mais comme les autres, ils vont faire leur temps dans mes casques et je vais passer à autre chose.

11-Mon père, cet homme que je connais peu, qui me connait encore moins, que j’aime et qui m’aime encore plus,  me manque à chaque seconde de ma vie. Mais je me réponds à chaque fois » sinath, voilà ce qu’il doit se dire de là haut: je suis si fière de ma benjamine »…

Répondre aux questions posées par la personne qui vous a nominé et en créer 11 nouvelles pour les blogs que vous choisirez

* Mes réponses aux question de Nora

1- Quel est le nom de votre blog et quel est votre message phare que vous passer?

Sinathlafricaine! A la base j’analysais tous les événements marquants sur le plan international d’un œil féminin et africain. Ensuite, avec Mondoblog, j’ai pas voulu le modifier. Aujourd’hui, je parle énormément de ce qui se passe autour de moi donc au Bénin de façon globale mais je me demande si je ne vais pas réorienter mon blog vers les nouvelles technologies en Afrique! Je pense sérieusement à cette question.

2- Quelle est votre couleur préférée et pourquoi?

Le bleu clair. C’est la couleur du ciel et la couleur de Marie. Cette couleur me réconforte beaucoup par sa fraîcheur.  Pour moi, elle est universellement belle et unique. Après la pluie, le beau temps n’est ce pas? Ce beau temps est de quelle couleur? Bleu

3- Quelle est votre chiffre préféré?

Mon chiffre préféré? lol, Nora! C’est quoi le but de la question. Bon, puisque j’en ai pas, je vais dire 6 (somme de 2 et 4).

4- Quel est votre vœu le plus cher?

Changer les mentalités des africains. A mon avis, c’est notre plus grand handicap.

5- Quel est votre coté négatif et sur lequel vous pensez que vous devez travailler?

Trop cérébrale, il m’arrive de beaucoup trop anticiper sur les choses et de garder pour moi, tout ce que je peux rencontrer comme difficultés. Ce qui à la longue énerve mes proches qui se sentent inutiles, négligés. Voilà pourquoi certains pensent que je suis orgueilleuse.

6- Quel est votre coté positif que vous pensez que les gens apprécient ou que vous même vous appréciez?

Franchement, je sais pas! Là, je suis bloquée! j’en ai aucune idée! Nora tu devrais me répondre. Je ne sais vraiment pas ce que les gens peuvent unanimement apprécier chez moi.  

7- Qui pourriez vous considérez comme votre grand mentor dans votre développement personnel?

Dieu

8- S’il vous ait donné de changer une chose dans votre existence, laquelle changeriez vous?

Dans ma propre existence, je suivrais le conseil de Danielle, je m’ouvrirais au monde, je voudrais être plus là pour les autres, penser à eux et me déconnecter.

9- Quelle est votre citation préférée?

« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite. »  Henry Ford

10- Si vous devriez vous représenter par un symbole dans cette vie, par quoi vous vous représenteriez et pourquoi?

Un symbole? Voilà encore une autre question bizarre. Je ne sais pas s’il existe un symbole pour les geeks mais je voudrais bien être représenté par celui-là. Pourquoi? Parce qu’il y a une révolution numérique incroyable qui va exploser bientôt en Afrique et je veux être une importante actrice de celle-ci.

11- Que pensez vous de la jeunesse et le panafricanisme?

Jeunesse et Panafricanisme! Je ne sais pas si la jeunesse de nos jours comprend bien ce terme qui d’ailleurs aujourd’hui est galvaudé et est entrain de perdre le sens que lui a donné ses pères fondateurs.

Tout compte fait, l’Afrique m’inspirant beaucoup d’espoir, je persiste à croire qu’il y a encore une génération de jeunes panafricains qui un jour seront capables d’élever ce beau continent.

* Mes questions aux 11

1-Seriez-vous prêt à sacrifier votre travail actuel pour tenir de façon permanente votre blog?

2-Quel est votre plus grande peur?

3- Que doit-on absolument savoir sur vous?

4-Dites-nous quelque chose sur vous que personne ne sait.

5-Quel est votre plus grand vœux?

6-Quelle est votre solution pour sortir l’Afrique de son état actuel?

7-Comment les jeunes qui grandissent dans la pauvreté peuvent prospérer dans le monde des adultes?

8-Quelle est la priorité pour l’Afrique entre l’éducation et la santé?

9-L’autonomisation des femmes est-elle la réponse pour mettre fin à la pauvreté dans un monde en développement?

10-Que pensez-vous de l’aventure Mondoblog?

11-Vos impressions et suggestions sur mon blog.

Voici mes 11 favoris vers qui je créent des liens 

liebsteraward

Des favoris, j’en ai plus que 11 mais ceux que j’aurais voulu nominer l’ont déjà été par Nora, je suis donc perdue mais bon, j’en nominerais d’autres que j’ai envie de connaître un peu plus.

1- Le Blog de Michel Therra, cet homme super occupé mais qui trouve le temps de tenir aussi bien son blog.

2-Le Blog de Nelson que j’ai découvert depuis quelques heures seulement et je continue à me demander comment j’ai fait pour rater ça tout ce temps.

3- Le Blog de René ,le Panda qui n’en a pas l’air mais dont les idées me plaisent beaucoup .

4- Le Blog de Seydou Badiane qui m’épatent par sa curiosité et a découvert bien assez tôt mon penchant pour les nouvelles technologies.

5-Le Blog de Limoune, cette tunisienne engagée qui me fait sourire à chaque fois que je pense à ses yeux. On se comprend…

6-Le Blog de Suy!  Ah Suy, je regrette encore d’avoir pas capté pendant tout le séjour de Dakar que le blog aux plus de 400 articles et dont les excellentes revues de presse faisaient toujours la Une de la plateforme lui appartenait. J’aurais tellement voulu lui demander comment il s’y prend…

7-Le Blog de William, la révélation de Mondoblogdakar. Je suis généralement contre ses théories mais je dois avouer qu’il a une très très bonne culture générale! Franchement Chapeau!

8- Le Blog d’Ameth, un jeune sénégalais autant passionnée de journalisme que moi.

9-Le Blog de Nicolas, un jeune homme bizarre que j’ai connu après l’édition d’un billet collectif, que j’ai envie de découvrir.

10-Le Blog de Kpénahi, une fille avec un sourire contagieux que je vais retrouver très vite….

11-Le Blog de Fofana, ce journaliste ivoirien courageux que j’admire beaucoup par sa simplicité. Chaque fois que je vois un de ses post sur Facebook, je pense systématiquement à la série « FBI Porté Disparu ». Je me demande bien pourquoi d’ailleurs…

Bon, fin de cet exercice hyper éprouvant. Chers nominés, c’est à votre tour de vous y coller!

Bon courage!

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Article : Internet en Afrique: Déjà accessible aux populations analphabètes!
AfricaTics
7
1 mai 2013

Internet en Afrique: Déjà accessible aux populations analphabètes!

De tous les genres journalistiques, je crois que celui qui me réussit le mieux finalement est l’interview. D’ailleurs, l’article le plus lu sur mon second blog est une interview. Alors, j’ai décidé d’en faire plus souvent.

Il y a quelques jours, en me promenant sur le Net, je suis tombée sur une entreprise qui s’est lancé le défi de rendre accessible à TOUS les nouvelles technologies. J’ai trouvé ce qu’elle faisait génial et j’ai contacté le président de cette boîte qui se dénomme justement « Boîte à Innovations ». Après plusieurs échanges, je lui ai demandé  de m’accorder une interview pour mon blog car ce qu’il faisait méritait d’être vulgarisé le plus possible. Pour nous, il s’est confié.

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Sinathlafricaine: Bonjour Monsieur Tony Simard,  présentez-vous à nos lecteurs.

Tony Simard: Je suis Tony Simard, Canadien, Québécois et Président fondateur de la Boîte à innovations (BAI), un homme qui aspire à favoriser l’acquisition d’une nouvelle dynamique du développement en Afrique depuis plus de 35 ans, en respect et en valorisant l’intelligence collective africaine qui est véhiculée au travers des langues et des cultures africaines et maintenant par le biais des technologies et ce,  grâce aux investissements de la Boîte à innovations.

Sinathlafricaine: Parlez-nous de votre amour pour le continent Africain et pour le Bénin pour qui vous sacrifiez votre temps et votre énergie

Tony Simard: Partout dans le monde, nous assistons aujourd’hui à un tsunami technologique et sommes entré de plein pied dans le nouveau millénaire par les nanotechnologies, les biotechnologies, les technologies informatiques, de l’information et les neurotechnologies. L’internet est l’outil idéal pour transmettre et participer à cette révolution technologique. Les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’environnement, des matériaux, de la finance, de l’habitat, de l’ingénierie, de l’agriculture, de la robotique, de la culture et du commerce sont directement touchés et remis en cause par le foisonnement technologiques et offrent aux entrepreneurs de nouvelles opportunités. Des ruptures s’annoncent inévitables et des bonds spectaculaires permettront d’intégrer de nouvelles technologies.

Cependant, nous constatons que l’Afrique est exclue des bienfaits et des retombées développementales du fait de l’absence d’accessibilité aux technologies lié à l’analphabétisme, à l’illettrisme numérique, au fait de ne pas savoir utiliser un ordinateur et à l’absence de stratégie d’accessibilité aux outils informatiques qui ne cessent de diminuer de coût.

Avec 3,4 % de taux de pénétration de l’internet au Bénin, 12 % au Sénégal, et 9% en moyenne en Afrique, le défi est énorme. Pour favoriser et accélérer le processus d’appropriation technologique par les populations africaines, nous avons développé de multiples outils, interfaces aux multiples fonctionnalités et développé plus de sept modules de formation, avec des ingénieurs et concepteurs béninois, pour adapter et valoriser l’appropriation technologique dans les langues africaines à travers le web, le téléphone mobile et les tablettes tactiles. Ce faisant, l’acquisition de nouveaux savoirs et le développement de nouvelles compétences en micro finance, en alphabétisation, en mathématiques, en informatique et en internet, dans les langues fon, yoruba , bariba, wolof et pulaar s’effectuent en même temps par le biais de nos approches intégrées d’alphabétisation et de lettrisme numérique utilisant le Vlearning c’est-à-dire le vidéo apprentissage.

Lorsqu’une personne analphabète s’approprie les technologies de la Boîte à innovations du savoir lire, écrire, calculer, utiliser un ordinateur et internet en même temps dans sa langue maternelle et en français voir l’anglais c’est un nouveau monde qui naît  de nouveaux espoirs qui se dessinent et  de nouvelles opportunités qui apparaissent. C’est l’affirmation de soi, l’estime de soi, la confiance en soi qui se développent et qui provoquent à son tour la démystification et la disparition de la peur des technologies, la peur de l’ordinateur associé à la sorcellerie du blanc.

Si l’Afrique ne prend pas le virage technologique qu’offre l’informatique et l’internet maintenant,  les mêmes rapports de domination, d’exclusion et d’incompréhension perdureront durant le prochain siècle. Il est temps que l’Afrique s’affirme par les technologies dans ses langues et en valorisant ses cultures souvent millénaire. Il est impératif que l’Afrique prenne sa place dans le concert de la recherche de solutions pérennes et viables face aux enjeux mondiaux, nationaux et locaux qui bouleversent notre époque notamment les enjeux liés au changement climatique,  ceux lié à la sous scolarisation des pays africains et ceux liés au chômage des jeunes.  Comment voulez-vous que l’Afrique prenne sa place lorsqu’elle n’a pas accès aux réseaux mondiaux?

Notre amour de l’Afrique et notre passion pour le développement à la base nous a poussé à développer ses technologies pour les rendre accessibles au plus grand nombre de personnes en tenant compte de ce  qu’elles sont et de leur pouvoir d’achat. Point d’égalité entre les hommes sans égalité à l’accès aux technologies.

Sinathlafricaine: Est-ce que c’est facile pour un Canadien que vous êtes d’entreprendre en Afrique et  au Bénin notamment ?

Tony Simard: Il n’est pas facile d’investir et d’innover en Afrique. Il faut y croire et avoir une vision à long terme. Intégrer de nouvelles innovations si pertinentes soient-elles suscite de l’intérêt et de la méfiance.

Le changement fait peur. Mais ceux qui sont leaders en Afrique sont ceux qui intègrent le changement et influent sur de nouvelles dynamiques d’acquisition des connaissances et de nouvelles compétences. Changer sa manière de voir, d’écouter, de partager est foncièrement importante aujourd’hui. Être un artisan du changement, s’adapter et favoriser le changement pour rendre accessible le savoir et l’information demande l’appropriation de nouvelles attitudes, de nouvelles valeurs où l’intelligence collective devient la norme voire la nécessité. Apprendre, apprendre et apprendre toujours et toujours dans un processus sans fin. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus demain. Le monde bouge, l’Afrique bouillonne et les jeunes veulent le développement maintenant.

Entreprendre demande un changement du rapport aux risques, un changement de rapports sociaux où chacun contribue à mettre ensemble de nouvelles idées, de nouvelles solutions. Entreprendre demande  une nouvelle dynamique intergénérationnelle et une nouvelle dynamique internationale. L’Afrique a le potentiel, les ressources et la jeunesse pour entreprendre.

Sinathlafricaine: Est-ce que le peuple  Béninois, les institutions béninoises, les ONG sont prêtes à investir dans le développement des technologies. Sont-ils prêt à prendre les risques nécessaires, à changer leur attitude d’attendre et de voir? 

Tony Simard: Le Bénin offre de nombreux avantages aux investisseurs comme le fait de disposer de main d’œuvre qualifiée et un coût abordable pour la production. Cependant, la lenteur des organisations, leur manque de réactivité, le manque d’anticipation  face aux opportunités qu’offrent les réseaux mondiaux, l’internet  et surtout les technologies de BAI font perdre beaucoup d’argent aux institutions du  Bénin.

Sinathlafricaine: Vous avez présenté une communication aux ICT Days 2013 . Quelles ont été les retombées sur vos activités au Bénin?
Tony Simard: Les retombés ont été plutôt, à court terme,  à l’endroit du Gabon qui a été plus pro actif à intégrer nos technologies. D’ores et déjà un projet avec la Banque Mondiale est dans le pipeline au Gabon. Au Bénin, malgré l’intérêt marqué des autorités le développement est plus lent. Le Béninois n’aime  prendre aucun risque. Il faut que sa tourne, que cela soit développé, que ça soit entièrement utilisé par tous avant prendre prendre un risque. À trop attendre, nous ratons les rendez-vous avec l’histoire. Et aujourd’hui, la Boîte à innovations invite tous les Béninois à être au rendez-vous avec l’histoire. Ne pas le comprendre c’est accepter que la même logique de domination persiste durant les deux cents prochaines années. Il est impératif que l’Afrique intègre les technologies.
Sinathlafricaine: Votre mot de fin
Tony Simard: Consulter et utiliser notre site internet  www.alphaomedia.org. https://boiteainnovations.com et le Facebook de la Boite à innovations. En tant que blogueuse sur les TIC vous avez un rôle essentiel à jouer  et je vous félicite pour le travail que vous ferez pour que chaque béninois, chaque africain ait accès aux technologies et aux savoirs. La Boîte à innovations  favorisera l’accès aux outils les plus conviviaux et simple d’utilisation pour que nous soyons des artisans du développement et du changement afin que d’augmenter la qualité du niveau de vie en Afrique et au Bénin.
Merci à vous et bon courage!

 

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Article : Bénin: Les conducteurs de Taxi-moto en danger!
Non classé
5
30 avril 2013

Bénin: Les conducteurs de Taxi-moto en danger!

fr.wikipedia.org
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Un phénomène semble prendre de l’ampleur depuis quelques temps au Bénin, la consommation abusive du Tramadol par les conducteurs de taxi -moto communément appelés « zémidjans ». En effet,elle ne cesse de croître à Cotonou et met ainsi en danger leurs vies et celles de leurs clients. Pour mieux comprendre le fait, j’ai mené ma petite enquête!

« Ils sont très nombreux à prendre ce produit qui leur donne disent-ils la force pour conduire pendant une longue durée. Mais, moi je n’en prend pas car quand ils tombent malade, ils ne s’en sortent pas », me confie Jean, conducteur de taxi-moto qui m’a déposé après une course à Sikecodji. Les inquiétudes des usagers, des autorités et même de conducteurs de taxi moto quant à l’abus de consommation de cette drogue par leurs pairs zemidjans  se font de plus en plus persistantes.

Inquiétude justifiée car comme nous le confie un Médecin qui a souhaitée garder l’anonymat, « le Tramadol est un antalgique de pallier 2. Il peut entraîner une dépendance car consommé à très fortes doses, ses effets secondaires sont comparables à ceux de la morphine. Le Tramadol est fortement déconseillé en cas de pathologie du foie sévère. Il est également fortement déconseillé en cas de prise d’antidépresseurs« .

À  ce titre, il convient de l’employer avec une toute autre réserve. Aussi, nous avons découvert que le Tramadol n’est délivré en France que sur ordonnance et qu’il a fait l’objet en 2009 d’un signalement sanitaire international après avoir été à l’origine d’une importante et très rapide toxicomanie à Gaza.

C’est ainsi que depuis le 31 janvier 2011, le Tramadol fait partie de la liste des médicaments à surveiller  en France.

Mais ce n’est pas tout, les effets secondaires sont : nausées, céphalées, vertiges, douleurs d’estomac, hypoglycémies, anxiété, crise d’angoisse, dépression .

Une dose trop importante de Tramadol (plus de 200 à 400 milligrammes en une prise) peut entraîner un collapsus suivi de spasmes et contractions musculaires importantes, la crise ressemblant symptomatiquement à l’épilepsie a ajouté le médecin.

Du côté de l’OCERTID (Office Centrale de Répression du Trafic Illicite et des précurseurs) béninoise, on apaise. Monsieur Parfait ALLAGBE , inspecteur de police affirme qu’il existe deux méthodes pour lutter contre la consommation du Tramadol au Bénin.

Dans un premier temps, la mise en place de l’UMCC (Unité mixte de contrôle des conteneurs) au port de Cotonou qui permet de vérifier le contenu des conteneurs arrivés au Bénin. L’inspecteur affirme que cette méthode leur a permis de saisir près de 62 tonnes de Tramadol à ce jour. Quant à la seconde méthode, il s’agit des descentes sur le terrain comme celle qui a été initiée en décembre dernier au marché Dantokpa où près de 5 kg de Tramadol ont été saisis.

Cependant, il précise que le tramadol est un produit qu’on trouve dans les pharmacies mais qu’il n’est pas toléré au-delà de 50 mg.  Pourtant avec l’explosion du marché illégal, on en trouve qui dépasse fortement cette dose généralement vendus par des personnes sous-informées.

Mais les enquêtes se poursuivent pour mettre la main sur ceux qui commandent ce produit  de façon illicite à destination du Bénin a-t-il rassuré.

Si ces propos semblent rassurants,  un vendeur  de café accompagné de Tramadol, d’origine étrangère, installé anarchiquement sur la route du port ne cache pas son enthousiasme. « Ce produit coule facilement et tant que la demande sera là,  nous essayerons de vendre. Les zems sont pauvres », poursuit-il, « et ils ont besoin de ce médicament pour résister à la fatigue. C’est la pauvreté.»

Pour lui, ses clients n’abusent pas du Tramadol au point de craindre pour leur santé.

L’avis est le même à Gbégamey où le vendeur accuse les pharmacies de s’approvisionner chez les dames du marché.

« Nous avons peur quand ils nous prennent mais nous n’avons pas le choix. On a besoin d’eux. Et quand on les attrape pour ça, ils ressortent très vite. » dénonce Alice assise derrière un zémidjan.

Toute préoccupation réfutée en bloc par l’inspecteur.

Évoquant les causes, les avis divergent. Si les autorités municipales et leurs services pointent du doigt l’ignorance  des « zems », les accusés évoquent quant à eux, la situation économique du pays. « Nous ne gagnons pas beaucoup d’argent et les zemidjans sont de plus en plus nombreux à Cotonou. Et comme nous avons des familles à nourrir, ce produit nous aide à tenir. » déclare, Alain, zém rencontré à Akpakpa.

Par ailleurs, l’inspecteur dit en parlant du sort des personnes arrêtées,  qu’ils sont présentés au procureur pour complicité de vente de produits prohibés. Cependant, n’étant pas la tête de la chaîne de vente, elles sont relaxées et sensibilisées sur les risques de ce produit.

Pour finir, l’inspecteur exhorte tous ceux qui sont dans le domaine de la santé à sensibiliser toute la population sur les conséquences et les méfaits du Tramadol car seul la sensibilisation permettra d’éviter l’exposition des populations aux maladies liées au Tramadol.

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Article : J’ai refusé d’être diffusé par Amazon !
Sinathlafricaine
33
19 avril 2013

J’ai refusé d’être diffusé par Amazon !

Crédit photos: Dailygeekshow.com
Crédit photos: Dailygeekshow.com

Quand on l’habitude d’écrire, qu’il s’agisse d’articles, de nouvelles et de romans, nous voulons tous être lu. Et pour être lu, faudrait encore être diffusé déjà. Il y a quelques jours, un éditeur m’a proposé de rendre mon travail de recherche disponible à travers le plus grand diffuseur Mondial Amazon mais j’ai refusé…

Mercredi, 17 avril 2013, comme tous les matins, je consulte mes mails avant toute chose. De l’info comme d’habitude et un mail d’un expéditeur que je ne connais pas. Un certain Alain Durand. Je commence donc par ça.

Et voilà ce que je lis…

 » Cher Madame, J’ai pris connaissance à travers la bibliothèque de votre université que vous êtes l’auteur de l’ouvrage intitulé « Les défis de la presse écrite béninoise à l’ère du média Internet : exemple d’un agrégateur de news : Jolome.com », soumis en 2012.

Nous planifions de lancer quelques publications sur ce même thème et je me permets ainsi de m’enquérir de votre intérêt quant à une publication de cette œuvre chez nous.

Les Éditions Universitaires Européennes se spécialisent depuis plusieurs années dans la publication et la commercialisation de travaux de fin d’études sous forme de livres brochés.

Nous vous proposons donc nos services de publication afin de rendre votre travail disponible à travers les plus grands diffuseurs mondiaux, tels que Amazon.

Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir me confirmer votre intérêt à cet égard, afin que je puisse vous faire parvenir une brochure détaillée par courriel.

Au plaisir de vous lire bientôt.

Très cordialement,

Alain Durand Lectorat »

Avec en pied de mail, toutes les références concernant les éditions Universitaires Européennes, sites internet, mail , bref tout pour vous rassurer.

Entre joie et excitation, je fais whaouh !

Je respire un grand coup et je relis le mail tranquillement pour me rassurer qu’ils sont bien entrain de parler de MOI.

Le travail de recherche dont il est question est bien de moi et est  disponible à la bibliothèque de mon université, ils ne se sont donc pas tromper.

Mais là encore, je n’y crois toujours pas.

Je prend mon téléphone pour appeler le Directeur de mon université et après plusieurs essais, il ne décroche pas.

J’essaye d’avoir au téléphone le Directeur des études que j’arrive finalement à joindre et qui me dit que mon travail a bien été rendu public et que c’est tout à fait normal que certains de leurs  partenaires internationaux l’ai récupéré.

A ce moment, je suis donc convaincue qu’il faut que je réponde au sieur Alain Durand.

Pendant que je rédige le mail de réponse, j’en profite pour annoncer la « bonne nouvelle » à un super grand frère avec qui je discute en messagerie instantanée.

Je lui transfère le mail et je lui demande ce qu’il en pense.

(J’attendais de grosses félicitations et surtout un « je suis fière de toi »)

A ma grande surprise, il me répond automatiquement « je ne trouve pas ça sérieux ».

Je répond toute surprise : Ah bon ? Pourquoi ?

Mes espoirs s’écroulent donc immédiatement  (car ses intuitions sont toujours justes d’habitude)  et j’enregistre le mail destiné à Monsieur Durand dans mes brouillons.

Il me dit alors: Tu sais, tu seras effectivement publiée et cette maison d’édition existe bien.

Je lui dis alors, où est le problème ?

Il m’explique donc avec des liens à l’appui que plusieurs chercheurs avaient déjà reçu ce mail et avaient confié qu’il fallait se méfier du modèle d’affaire de cette maison d’édition.

Qu’est-ce que cela veut donc dire ?

Je vous livre  ici l’essentiel du contenu d’un lien qu’il m’a envoyé…

« Plusieurs chercheurs ont répondu avec empressement aux mails envoyés par les éditions universitaires européennes et voilà comment fonctionnent exactement les EUE(Editions Universitaires Européennes)

Des travailleurs de la Moldavie et de l’Île Maurice récupèrent des informations par le biais des bases de données de thèses et mémoires disponibles au format numérique sur les sites des bibliothèques universitaires. Ils utilisent ces données pour contacter massivement par courriel des chercheurs pour leur offrir un contrat des plus intéressants : publier leur thèse dans un délai très court, sans frais, avec une redevance sur les ventes et l’obtention d’une copie papier gratuite. Le problème (car vous vous doutiez que tout était trop beau pour être vrai) est que le manuscrit n’est soumis à aucune forme de révision ou d’arbitrage : tous les travaux sont acceptés. Le livre est mis en vente sur des sites comme Amazon à un prix exorbitant (plus de 120 $ en général) et n’est imprimé que sur demande.

 À qui sont versés les profits ?
VDM Verlag (entreprise à qui appartient les EUE) ne paie pas de redevances aux auteurs lorsqu’elles sont inférieures à 10 euros par mois. La quasi-totalité des auteurs perdent donc leurs menus profits au bénéfice de la compagnie. Quand on pense à la dizaine de milliers de titres du catalogue de la maison d’édition, on imagine de quel ordre peut être le profit engrangé par VDM Verlag. D’autant plus que les auteurs pour lesquels leur livre leur rapporte entre 10 et 50 euros par mois ne reçoivent pas non plus d’argent, mais plutôt une compensation sous forme de coupon à échanger pour des livres produits par la maison.

Est-ce une fraude ?
Ce modèle d’affaire n’est pas une fraude en soi. Par contre, le fait de publier chez VDM Verlag peut entacher le curriculum vitae d’un chercheur, vu les pratiques non orthodoxes de la maison d’édition. »

En définitive, je ne sais pas ce que vous en penser mais j’ai tendance à croire que VDM Verlag est une pure « arnaque » et il faudrait bien choisir nos éditeurs.

Soyez vigilants donc !

Merci à Dimitri della Faille du Département de travail social et des sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal qui a rédigé la mise en garde à l’origine de cet article.

Merci à mon grand frère et mondoblogueur aussi Tresor Kibangula qui m’a sauvé la mise une fois de plus.

Et à vous, faites très attention !

Tout ce qui brille n’est pas de l’or, j’espère que cet article vous aurez convaincu de cela.

En ce qui me concerne, je poursuis mes investigations afin d’avoir ma propre expérience. Je vous tiendrais informer…

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Article : J’ai rencontré Florian Ngimbis
Des nouvelles de Mondoblog
11
18 avril 2013

J’ai rencontré Florian Ngimbis

Crédit photo: Mondoblog
Crédit photo: Mondoblog

Quelques jours après la formation Mondoblog à Dakar, je ne peux m’arrêter de penser à toutes ces personnes extraordinaires que j’y ai rencontrées. De Mylène Colmar à Serge , tous étaient aussi différents les uns que les autres .

Mais un seul a retenu mon attention. Quand je dis » retenu mon attention », ne réfléchissez pas trop loin non plus, il m’a juste intrigué  un peu, beaucoup…bref !

Certainement à cause de sa super plume, de son style bien particulier  et de l’humour qu’il a à aborder des sujets pourtant très délicats dans ses articles ! Ce qui ne lui vaut pas que des amis…

Le Kongosseur serait présent ! ça on le savait tous et moi en particulier ! Florian Ngimbis? J’avais une idée bien arrêtée sur celui qui avait gagné les bobs l’année dernière.

Pour avoir échangée plusieurs fois avec lui online, je savais à qui j’avais à faire ou du moins, j’avais l’impression de connaitre le personnage.

Mais en réalité, je vous le dis ! Je me suis trompée sur toute la ligne.

Il n’est pas du tout  « Très sérieux», il est juste Florian.

La première rencontre

Aussitôt descendu du taxi qui me déposait à la résidence,  le premier jour de mon arrivée à Dakar, je rencontrais furtivement Florian à l’étage. Et dans ce noir de la nuit, plusieurs blogueurs venu du Burkina, du Mali, du Togo étaient assis.  Je ne reconnus pas certains blogueurs sur le coup (oui, René, je plaide coupable) mais Florian, oui ! Il était assis juste en face de moi et avait l’air fatigué et assez distant.

-Sinatou Saka, dit Danielle, blogueuse et super copine camerounaise qui me présentaient au groupe.

-Attends Danielle, j’essaye d’identifier tout le monde.

-Ça c’est Florian ! dis-je…

-Salut, dit-il l’air évasif…

Je sentis immédiatement que ce n’était pas le personnage que j’ai connu online.

Et me méfiant des personnes avec un caractère pédant, je me suis toute suite dit que la cohabitation allait être compliquée avec ce genre de personnes.

Mais cette première impression passa très vite contrairement à ce que l’on dit…

La première discussion

Après l’avoir observé plusieurs heures de loin, on eut enfin le temps de discuter.

-ça va Florian ?

-Oui ! tes maris ne t’ont pas permis de venir me saluer dit-il !

La glace se brise donc et s’installe un climat de confiance entre Florian et moi.

Après quelques minutes de conversations sur des sujets tout à fait futiles, je compris que j’étais en face d’une énigme qu’il fallait sonder.

Et j’ai eu bien de mal à comprendre ce jeune homme mystérieux qui ne croit ni au mariage, ni à la religion. Selon lui, tous ces concepts n’ont aucun sens.

Ça ne sert à rien de se marier dit-il l’air normal au déjeuner.

Aujourd’hui encore, Je me rappelle de nos conversations insolites, toutes avec des non-dits. …où il me confiait ses projets assez épuisants d’ailleurs…

Je me garde de dévoiler la tumultueuse vie de Florian ici…je voudrais pas frustrer mon nouvel ami…

« Inconscient  » de son succès…

Je me trompe ou peut être fait-il semblant (on ne sait jamais) mais Florian  est étonnamment humble.

Quand il me confie que sa mère le « tabasse » pendant que je lui dis que sa famille doit être fière de lui, je tombe radicalement des nus.

Mais ce n’est pas tout…

Lors de nos sorties en taxi à Dakar, Florian s’inquiétait peu quant au fait qu’on pouvait s’égarer.

Son humour me déconcertait.

Avec des articles aux 1000 likes sur Facebook, Florian  ne se prenait jamais au sérieux.

Bien au contraire, il en mettait toujours une couche.

 

Don juan dans l’âme.

florian

A qui n’a-t-il pas promis parmi les filles qu’il enverrait des dotes pour les avoir comme épouses ?

Florian est un séducteur. Et les lianes de Dakar l’ont bien remarqué.

Ses fans rencontrés à l’institut français peuvent en témoigner.

Cependant, au-delà de tout ça, je ne peux pas encore dire que je connais Florian mais il m’a convaincu.

C’est un super écrivain.

Son texte sur la liberté pendant l’atelier d’écriture m’a laissée ébahie.

Avec des opinions très à part et provocatrices, il est un super écrivain.

Il a les pieds sur terre, feint d’être indifférent à son entourage mais  est abusivement sensible.

Je lui souhaite donc que du bonheur dans sa carrière car il  le mérite.

On se reverra un jour, ailleurs, peut être….

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Article : Dakar : Silicon Valley de l’Afrique francophone ?
AfricaTics
18
16 avril 2013

Dakar : Silicon Valley de l’Afrique francophone ?

Crédit photos: Florian Ngimbis
Crédit photos: Florian Ngimbis

Dans le cadre de la Formation Mondoblog qui a eu lieu du 06 au 14 avril dernier à Dakar, comme une vrai « geekette », j’ai décidé de m’appesantir sur la webosphère sénégalaise et je vous livre ici ce que j’en retiens.

Pendant que d’autres pays tels que le Bénin tardent à révolutionner le numérique, le Sénégal quant à lui est dans le peloton de tête des pays de l’Afrique de l’ouest pour l’infrastructure Télécom. Mais, avec un taux d’à peine 16% de pénétration de l’internet et des problèmes de financements, tout n’est pas si facile au pays de la Teranga.

Le nombre d’événement innovants liés au numérique s’élève à 150 cette année. Le taux de pénétration du mobile est de 80 %. Plus de 650000 sénégalais sont sur Facebook.

Ces chiffres m’ont été donnés par  entre autre  Karim Sy, Général manager de Jokkolabs, un écosystème d’innovation ouverte et un cluster virtuel pour la transformation social basé sur une communauté organique et un espace de co-working. Une première dans la sous-région d’autant plus qu’elle  s’appuie sur des talents individuels et le partage des ressources et de la prospérité  Ingénieur télécom de formation, Karim affirme que l’Afrique peut être globalement précurseur dans les usages technologiques.

Jokkolabs est un projet destiné à la communauté financé par les entrepreneurs et pour les entrepreneurs  dit-il. Inspiré de la culture du logiciel libre, Jokkolabs souhaite susciter l’innovation.

Mais il n’y a pas que Jokkolabs à Dakar,

Mardi 9 avril, deuxième jour de notre dakar tour 2.0, nous visitons aujourd’hui  CTIC Dakar, le premier et le seul incubateur du pays né d’un partenariat entre le public et le privé qui « couve » de jeunes startups.

CTIC Dakar se finance grâce à un pourcentage fixe qu’il perçoit sur les entreprises qu’elle aide à se développer. Il leur offre un cadre idéal, des bureaux confortables et une assistance fiscale  pour leur faciliter les charges au démarrage.

Plus qu’un incubateur, CTIC s’assure que les startups ont un réel impact sur leurs communautés. Au nombre de celles-ci, on peut citer Sama event, un site de réservation en ligne local ou encore m.louma, une application pour permettre aux agriculteurs de mieux gérer leurs marchés.

Marché plutôt impressionnant au Sénégal car 40% de la population dispose d’un smartphone et le mobile représente 10 % du PIB sénégalais comme nous le confie Monsieur Omar CISSE, Directeur de CTIC DAKAR.

Au nombre des innovations sénégalaises, on peut aussi citer l’application mobile de géolocalisation Ndakaaru (« Dakar », en wolof) lancée pendant notre séjour. Développée à l’occasion  du Tandem Dakar-Paris, Ndakaaru offre une visite guidée de Dakar avec à l’appui des mythes,légendes et histoires. Des thématiques telles que la santé, l’éducation y sont aussi intégrées en plus des contenus des blogueurs de Mondoblog (la plateforme de l’atelier des médias,la web émission participative de radio France international.

Il faut préciser que Ndakaaru est un prolongement du portail Web dénommé agendakar lancé en 2009. Aussi, plusieurs partenariats ont été établi  avec les ONG OneWorld UK et RAES (Réseau africain pour l’éducation, la santé et la citoyenneté),  pour promouvoir la prévention et l’accès aux soins à destination des jeunes générations notamment dans le domaine de la santé.

Par ailleurs, toutes ces innovations qui ne sont pas exhaustives dans cet article  sont loin d’être sans difficultés…

Orange  qui possède 42 % du capital de la Sonatel, principal opérateur sénégalais n’hésite pas à imposer ces nouveautés et à faire de l’ombre aux jeunes start up qu’elle feint d’accompagner mais  qui dépendent d’elle malheureusement. Avec ces offres   diverses et variées basées sur les technologies sms tels que l’alerte foot et l’accès à Facebook, Orange tente d’éduquer le marché et vient juste d’inaugurer un technocentre à Abidjan et lancée à Dakar.

Entre autre challenges, on peut parler aussi de la pression familiale que subissent les jeunes startupers. Pas très rémunératrice au début, les entrepreneurs se disent acculées par leur familles qui attend beaucoup d’eux et très rapidement. D’ailleurs, j’ai remarqué que la plupart de ces entrepreneurs faisaient partie de la diaspora sénégalaise donc des personnes dont les parents avaient investi sur leurs études en occident. D’où l’inquiétude de ces derniers quand leur progéniture se lance dans des aventures incertaines. Mais quand je leur demande pourquoi sont-ils rentrés malgré tout ? Ils me répondent qu’il y a quelques années, ils n’y auraient pas pensé mais aujourd’hui ils sont conscients que l’Afrique est le continent d’avenir. Même si, faut le dire, tous ceux qui reviennent ne réussissent pas forcément…

Néanmoins, la plus grosse difficulté de ces jeunes entreprises restent indéniablement le financement qui tardent à venir mais Aude Guyot (web-Designer ) pense que la solution pour ces entreprises est de développer des applications adaptées, ce qui leur assurera forcément un succès.

Les solutions ne s’arrêtent pas là ! Pour pallier au problème de financement, la communauté web sénégalaise a pris part du 12 au 14 avril 2013 à une startup week-end.  La startup week-end Dakar est un évènement au cours duquel tous les participants de profil totalement différents se réunissent, pitchent des idées, forment des équipes et défendent leurs projets devant un jury de grande facture qui les aidera à le réaliser.

A vrai dire, le plus dur commence après la victoire pour la meilleure équipe mais faut croire que  si les géants Microsoft, Google et Viadeo se sont installés à Dakar, c’est bien pour une raison.

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16. avril
2013
AfricaTics
1

Cotonou au centre de l’innovation spatiale avec le Space AppsChallenge !

Crédit photo: EtriLabs
Crédit photo: EtriLabs

 

Une semaine avant l’évènement qui mobilise des milliers de personnes et de capitales dans le monde, arrêtons-nous un moment pour présenter le Space Apps Challenge qui aura  lieu également au Bénin  les 21 et 22 avril 2013.  Plusieurs équipes sont en compétition pour présenter  le projet qui révolutionnera la découverte spatiale ou améliorera le quotidien de leur communauté.

En effet, le Space Apps Challenge est un hackathon internationale qui se déroulera pendant deux jours  sur les sept continents. L’événement est en réalité une résolution concertée de problèmes avec un objectif : la production de solutions open-source pour améliorer la vie de la communauté. Pendant ledit évènement , des citoyens du monde entier travailleront  donc ensemble pour relever les défis actuels pertinents à l’exploration spatiale et aux besoins sociaux à travers des applications qu’ils vont concevoir.

Les meilleures équipes recevront d’importants lots pour la concrétisation de leurs projets. Car bien sûr, ils ne peuvent finir de le faire en deux jours.  L’aventure a commencé l’année dernière et est à sa deuxième édition.

Cette année, EtriLabs, un tech Hub au service du développement au Bénin, organise cet évènement  pour la première fois en Afrique francophone.

Le premier  Space Apps Challenge a eu lieu en Avril 2012 dans 25 villes à travers le monde. L’événement a rassemblé plus de 2.000 participants  dont l’âge varie entre  16 et 70 ans pour traiter 71 défis  et plus de 100 solutions open-source ont été développés en moins de 48 heures.

Grâce au programme spatial de la NASA d’exploration, de nombreuses questions sur l’espace et l’univers ont été résolues.

Qui peut y prendre part?
La seule exigence pour participer à l’événement est la passion. N’importe qui peut participer au Space Apps Challenge . Les participants peuvent être des ingénieurs, des technologues, des scientifiques, des designers, des artistes, éducateurs, étudiants et entrepreneurs ,  toute personne qui a une passion pour changer le monde .

Toute la communauté web du Bénin vous attend donc à partir du 21 avril à Etrilabs situé au quartier Zongo à Cotonou pour un évènement excitant et enrichissant.

Un site à visiter  spaceappschallenge.org

 

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Quotidien d'une jeune femme Africaine...

Auteur·e

L'auteur: Sinatou SAKA
Passionnée de journalisme, infojunkie, webaddict, abusivement panafricaine sur les bords et twitteuse folle;)

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