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Daily Sinath!
Article : Addict d’Internet, j’ai décroché !
Sinathlafricaine
14
2 avril 2013

Addict d’Internet, j’ai décroché !

overdose-internet

Vous savez à un moment ou à un autre de notre vie, on prend des décisions importantes, surtout quand on est conscient des conséquences de nos actes.

Vous vous demandez certainement où je veux en venir. Alors, je vais vous dire, j’ai pris une décision importante. J’ai décidé de me soigner après une overdose d’internet. Étonnant n’est-ce pas ? Mais vrai ! J’étais devenue aussi dépendante d’internet que les accros au tabac et heureusement… J’en étais consciente ! Car le coté pervers de cette addiction c’est que pour exister sur la Toile, vous devrez être connecté en permanence. Internet vous dicte sa loi et vous intoxique à petit coup !

Alors j’ai décidé de décrocher, une heure, deux heures, un jour, un week-end entier.

Mais pour une première fois c’était juste un essai. J’avais envie de me prouver quelque chose à moi-même et peut être bien aux autres.

Quand j’ai pris cette décision, mes proches se sont automatiquement moqués de moi. « Vraiment ? Sinath se déconnecter un week-end, c’est impossible ! » Et je dois vous l’avouer, j’y croyais pas non plus, j’appréhendais énormément, m’inventais des risques incroyables de cette déconnexion mais de force, j’ai entamé ma désintox internet et c’était à la fois enrichissant et terrifiant…

On y croit pas forcément mais comme beaucoup d’addiction, Internet en était un et le mien. Quand vous réalisez que vous vivez plus dans le virtuel que dans le réel, commencez à vous poser des questions.

Ceux qui me connaissent disent de moi que si je ne suis pas entre deux tweets, je suis toujours entre deux billets de blogs. Vous y comprenez quelque chose ?

Je vous explique. Au-delà du fait que sur Internet, je travaille également, je  me balade sur la toile à des heures indues plutôt que de dormir le soir ou d’aller prendre mon déjeuner.  Car ce qui est extraordinaire avec internet c’est que vous rencontrez des gens qui sont exactement comme vous.

Je ne me tuais pas à expliquer mon travail de journaliste web ou de community manager, je ne m’efforçais  pas à être une autre personne, je rencontrais de nouvelles personnalités, des personnages qui partageais la même passion que moi. Et le plus important, ce n’était pas eux ou moi, mais ce qu’on partageait…

 Je ne cherchais pas à me créer une super réputation mais plutôt à rencontrer des gens pour m’aider à aller au bout de mes rêves. Et ces gens-là sur Internet, ils étaient tout le temps disponibles, un peu comme dans une vie parfaite où tout le monde vous comprend. J’étais là quand ils allaient bien ou mal et vice versa. On savourait réussites et échecs, bonheur ou peines. On était devenu si proches que leur présence me réconfortait et je n’envisageais pas m’en séparer.

Sur Twitter, je discutais avec plusieurs personnes  et quand l’une ne répondait pas, j’étais très vite absorbée par beaucoup d’autres. Mes notifications de messages m’obsédaient. Et pour identifier les personnes que je rencontrais dans la vie réelle, j’allais tout simplement voir leur profil sur Facebook. Plus simple et efficace qu’un curriculum vitae. C’était devenu un réflexe quasi instantané. Je comprenais les personnes à des milliers de kilomètres de moi et j’en faisais mes meilleurs amis ou plus…

Quand je devais me déplacer, je ne me demandais pas s’il y avait de l’eau où j’allais mais s’il y avait plutôt une connexion Internet et cette question me stressait énormément.

Avant Internet, j’étais une autre personne, pendant Internet, je suis devenu une autre personne, plus intuitive, plus réactive, plus geek… et après je serais peut-être plus humaine…

Droguée à l’information, il n’y avait pas meilleur moyen d’assouvir ma soif d’information qu’Internet. Chaque jour, je plongeais un peu plus dans cette addiction.

J’avais l’habitude de m’informer sur le Figaro ou le Monde mais peu à peu je me suis tournée vers les blogs, des sources pas très réputées mais si intéressantes. Peut-être parce que je suis moi-même blogueuse ou parce que j’avais envie de lire mes amis mais ce genre de médias m’accrochait plus car les contenus étaient originaux et ne manquaient jamais. Je crois qu’on s’attache vite à la façon dont un blogueur traite l’information. On apprécie les angles de traitements aussi subtils qu’insolites. Et plus, on délecte, l’humour, la délicatesse, la passion, la fougue, la liberté, et quelque fois l’audace insensée avec lesquels les articles sont écrits.

Je ne le cache pas, la presse traditionnelle a besoin d’être renouvelé et à mon avis, la solution est sous nos yeux….

Bref, donc ça c’était moi ou devrais-je dire c’est moi.

Je l’avoue ! Maniaque sur l’organisation, ça n’a pas été facile de trouver de nouvelles occupations ce week-end. Je travaillais sur Internet, J’écoutais de la musique sur Internet, je lisais sur Internet, je jouais au scrabble sur internet,  je me détendais encore sur Internet alors le plus pénible a clairement été de faire tout ceci dans la vie réelle.

Ma sœur a elle-même trouvé que j’étais différente à m’emmerder toute la journée. Le troisième jour de la désintox, c’est-à-dire lundi férié, elle m’a elle-même proposé sa connexion Internet mais j’ai refusé.

Quand on est déconnecté, on est à terre, on se sent bizarre. On a l’impression de perdre le contrôle sur tout, de rater tout ce qui se passe dans un monde auquel on appartient. Mais le sentiment le plus présent, c’est l’impuissance face aux divers faits d’actualités auxquels on ne peut plus réagir, ce sentiment qui vous donne l’impression d’être démuni d’une puissance éphémère.

On s’informe  plus à la télévision ou à la radio, on essaye d’être quelqu’un d’autre, on change petit à petit et je peux vous assurer que c’est effrayant mais c’est le mieux pour nous.. Parce que le virtuel reste le virtuel et le réel, le réel.

Quoique je dise, ce week-end, ils m’ont terriblement manqué. Mes amis qui  sont sur Internet, Ceux-là qui m’écrivent par Skype, Facebook ou qui me mentionnent sur Twitter pendant des heures et avec qui je ne m’ennuie jamais.

Mais quand j’y pense, combien d’amis virtuels m’ont appelé une seule fois pendant ce week-end ? Combien m’ont envoyé un message ? Aucun. Je ne fais le procès de personne mais je pense que les deux mondes doivent être totalement séparés et avoir une part raisonnable dans une vie. L’un ne devait pas prendre le pas sur l’autre.

Et si ça devait devenir le cas, ce n’est pas à nous d’être responsables…

C’est peut-être pas mon truc de regarder Drop Dead Diva tout un après-midi ou de suivre une série sur TF1 le dimanche soir, ou encore de faire la sieste pendant 4h de temps mais j’ai au moins découvert que mon quartier était idéale pour le jogging les dimanches matins. J’ai pour la première fois eu une vraie conversation avec ma sœur. J’ai déjeuné paisiblement sans mon smartphone à côté.

Aujourd’hui je suis fière de moi, car j’ai réussi à rester déconnecté tout un week-end.

Je passerais probablement toute ma journée de mardi à remonter mon fil d’actualité Facebook ou Twitter pour être sûr de n’avoir rien raté.

Mais à ce stade, je suis sûr que cette désintoxication est certainement la première d’une longue série.

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Article : Mon analyse de l’entretien de François Hollande hier sur France 2
Politique internationale
5
29 mars 2013

Mon analyse de l’entretien de François Hollande hier sur France 2

fhFace à des milliers de Français, le Président François Hollande a répondu aux questions de David Pujadas sur la politique du gouvernement. Et s’il espère remplir ses engagements avant la fin de son mandat, ça va être difficile avec la chute de sa notoriété au sein de l’opinion française.

François Hollande, comme on pouvait s’y attendre a fixé de nouvelles missions pour la suite de l’année 2013. Et bien entendu, le Président a précisé que les régimes de retraites et d’allocations doivent être simplifiés pour faire des économies. Mais réussira-t-il cet exploit alors qu’il s’est très peu imposé au sein de l’Europe ?

Premier constat : Le Président Français commence par comprendre quand on lui dit qu’il est « mou ». Le terme est peut être fort mais c’est bien ce qu’on a toujours pensé de la personnalité du Président Hollande. Et apparemment, il l’a bien compris car notamment sur l’affaire Cahuzac et tout au long de l’entrevue, il avait un ton plus ferme et sûr de lui.

Premier Bémol : Le Président était peu convaincant quant à ses projets pour la France. Car une fois encore, il n’a pas eu le courage de dire la vérité sur la situation réelle de l’économie française. Alors qu’il était très attendu sur sa politique d’avenir.

Deuxième Constat : La France se montrera « intraitable » quant à la tenue d’élections au Mali à la fin du mois de juillet », a assuré, le Président français, François Hollande. Et comme vous pouvez vous en douter, c’est le sujet qui nous intéresse le plus en Afrique. Mais, Edmond Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, avait pourtant jugé, mi-mars, cette possibilité « peu probable ».

Le chef de l’État français a également précisé le calendrier de retrait des soldats français déployés au Mali, qui sont aujourd’hui plus de 4 000 mais sur le terrain, serait-il possible de respecter ce calendrier ? La France partira-t-elle-même si la situation se dégrade ?

Troisième constat : Le Président est revenu également sur le mariage Gay et la PMA. Si, pour la Gestation Pour Autrui, le Président a été catégorique, je me demande personnellement comment peut-il comprendre les milliers de manifestants opposants au mariage pour tous s’il ne sait lui-même jamais marié ? Simple question de bon sens.

Ce qui n’exclut pas que je juge tordu l’argument des opposants aux mariages pour tous qui estiment qu’une figure paternelle est indispensable pour l’éducation d’un enfant car cher Frigide Barjot, n’existe-il pas des femmes seuls qui éduquent très bien leurs enfants ?

In fine, ce qui aurait le plus retenu notre attention, c’est un président qui n’a pas cité une seule fois, un seul membre de son gouvernement. Cela vous rappelle-t-il un gouvernement précédent ?

Je vous laisse répondre à toutes ces interrogations. Bon week-end à tous !

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Article : Génération Causante
Des nouvelles de Mondoblog
4
25 mars 2013

Génération Causante

Photo de saravanan sur Pixabay.
Photo de saravanan sur Pixabay.

Billet édité par Nicolas Dagenais et Danielle Ibohn.

Josiane Kouagheu (Cameroun) : J’ai embarqué sur le bateau Mondoblog. J’ai partagé mes aventures. Une vie de rencontres, de découvertes. La Guinée, le Sénégal, le Mali, l’Ukraine, le Togo… J’ai voyagé sans décoller. Ça se raconte à Mondoblog, comme raisonne le bruit « utile » du tam-tam au village. J’écoute et je pose ma main sur celle des autres. Et ensemble nous écrivons la génération causante.

Nathy Kangami (Cameroun) : Il est 16 h, nous quittons Mbabane pour Joburg. Web-addict reconnue, je pianote sur mon Nokia E63, je surfe, je lis les infos RFI et je tombe sur « le téléphone portable vu par les Mondoblogueurs ». Je déguste en entrée « ya ya, si si, ciao ciao ciao… », le billet de la blogueuse Christelle Bittner qui écrit depuis le Pérou, et je souris.

Kaba Madigbè (Guinée): Le Mondoblog ressemble à une vieille pratique en Afrique : « le conte vespéral autour du feu ». Avec Mondoblog, comme autour du feu, une génération cause.

Sinatou Saka (Bénin) : Génération causante comme nous a surnommés Claudy Siar.

Mylène Colmar (Guadeloupe) : Les mondoblogueurs méritent bien le qualificatif de génération causante, tant ils dissertent, jasent, blaguent, discutent, commentent, dénoncent, critiquent, tweetent, échangent, informent, écrivent…

Ameth Dia (Sénégal) : Génération causante, génération consciente, génération marrante!

Sinatou Saka (Bénin) : J’étais loin d’imaginer que je rencontrerais des personnes aussi éloignées de moi géographiquement auxquelles j’allais plus me rapprocher que ceux qui sont dans mon environnement immédiat.

Mylène Colmar (Guadeloupe) : Des quatre coins du monde.

Serge Katembera Rhukuzage (Brésil) : En 2008, quand je quittais l’Afrique, la RDC donc, c’était avec le désespoir au coeur. Ce qui m’attristait le plus en quittant l’Afrique c’était le manque de perspective et de soutien pour les jeunes. Que c’était désespérant d’être jeune en Afrique. Mais quel avenir pour eux? Aucun! Eh bien ça c’était avant de m’engager dans l’aventure Mondoblog et de découvrir à quel point mon cher continent regorge de talents. Sur Mondoblog, je découvre tous les jours du génie africain à l’état brut.

Ameth Dia (Sénégal) : Durant ces deux années, j’ai appris énormément sur ma personne puis j’ai découvert des univers particuliers et des façons de vivre que l’on ne voit pas forcément dans les médias.

Solo Niaré (France) : J’hallucine très rapidement de voir en un même lieu autant de tons colorés, d’histoires qui se laissent raconter, fluides et captivantes, soutenues par d’insolites locutions. Le temps d’une revue journalière, je m’abreuve des cultures du monde, de la sexualité des crabes à marrée basse dans les mangroves des îles de Loos à cette légende qui raconte comment le baobab malgache s’affiche comme un arbre renversé, pompant de ses racines l’eau des nuages. L’insatiable que je suis ne peut que se délecter de cette orgie. L’orgasme !

Sinatou Saka (Bénin) : Au-delà de l’aventure enrichissante qu’elle représente et qui a permis à plusieurs d’entre nous de partager de façon professionnelle, l’information de proximité, c’est avant tout la découverte d’une famille, de personnes qui partagent vos centres d’intérêts et que vous apprenez à connaître, à admirer, et à aimer article après article, jour après jour !

Aphtal Cissé (Togo) : C’est décidé! À ma mort, inscrivez cette épitaphe sur ma pierre tombale : « Ci-gît un homme qui sut s’entourer de gens plus intelligents que lui ».

Thierno (Guinée) : J’ai réalisé mon rêve d’enfance: Écrire.

Ensemble, nous écrivons la génération causante !

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Article : Revue Béninoise du 16 au 22 mars 2013
Plume du Bénin
2
22 mars 2013

Revue Béninoise du 16 au 22 mars 2013

L’équipe junior du Bénin © D.R.
L’équipe junior du Bénin © D.R.

Cette revue béninoise commence très sportivement avec du football et la rencontre des Écureuils junior face aux Algériens. Les deux équipes s’affrontaient samedi 16 mars dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations des Moins de 20 ans. Béninois et Algériens se sont séparés sur un match nul (0-0), mais  plusieurs quotidiens béninois considèrent que les jeunes Ecureuils ont été plus convaincants que les Verts. C’est par exemple le cas du site d’information 24haubénin qui écrit :

« Les Béninois ont été d’un meilleur niveau technique que les Verts. A l’inverse les Algériens ont paru brouillon incapables d’enchaîner les passes et médiocres dans la construction du jeu même à part la seconde période ».Au total, « le match était très équilibré » mentionne le site.

Lundi 18 mars, pour le premier jour de la semaine, le quotidien Adjinakou nous apprend que le 6 mars 2013, un incident s’est produit dans un village du Nigeria, non loin de Sèmè kraké : un accrochage terrible a eu lieu entre les douaniers nigérians et les transporteurs des produits congelés lourdement chargés du Bénin en partance  pour le Nigéria. Cet incident a créé la colère du Nigéria qui a choisi ipso facto de fermer ses frontières dans le plateau pour de nouvelles mesures idoines.

Sur un tout un autre sujet, le même quotidien se demande, dans un éditorial évoquant les communales, si la démocratie béninoise – perçue comme un exemple dans la sous-région – n’est pas en difficulté. Pour preuve, le report des prochaines communales qui constitue une violation du principe démocratique, mis à mal par le non-respect des échéances électorales et la disparition progressive de la pluralité dans le débat politique.

Le mardi 19 mars, les journaux renouent avec l’actualité sportive en titrant sur la rencontre capitale qui va opposer les Ecureuils junior aux Ghanéens. Cette rencontre s’annonce déterminante pour les deux équipes, comme l’expliquent les journaux. Mais cette information est loin d’être la plus grave de ce mardi car le journal Adjinakou nous apprend que 30 kilogrammes de drogues ont été saisis à Sèmè kraké. Par ailleurs, la journée du mardi a également été marquée par l’annonce des nouveaux centres d’examens qui ont été créés pour le Baccalauréat 2013.

Le mercredi 20 mars, l’évènement relayé par la plupart des quotidiens béninois est incontestablement le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) qui est enfin opérationnel. Selon l’Agence Bénin Presse, une signature symbolique de convention de partenariat est intervenue au cours de la cérémonie entre le directeur général de l’Agence nationale d’assistance maladie (ANAM), Moussa Yarou, le médecin coordonnateur de la zone sanitaire de Bassila, Idrissou Ibrahima et celui de la zone sanitaire de Covè, Emmanuel Akpatchossou. Le même organe ajoute  que le RAMU est un système de couverture du risque maladie pour toutes les catégories socioprofessionnelles de la population, et démarre actuellement avec 19 zones sanitaires ayant déjà l’expérience de partenariats avec les mutuelles de santé. Les 34 zones sanitaires du pays seront couvertes progressivement d’ici à la fin de l’année.

Pour apporter plus de précisions à ce nouveau système, on pouvait lire dans La Nation ou La Nouvelle Tribune que les risques couverts par le RAMU concernent les frais de consultation, de soins et d’hospitalisation, l’achat de médicaments, les examens de laboratoire ou encore les frais liés à la grossesse. Aussi, la cotisation, arrêtée à 1.000 FCFA par mois, permettra à l’affilié d’être pris en charge à hauteur de 80%. Le 21 mars, dans un tout autre registre, Le Confrère de la Matinée se demande si le gouvernement béninois est en crise car l’actualité nationale s’alimente de plus en plus de communications à profusion, sur divers sujets, toutes initiées par le pouvoir. Bien loin de cette interrogation, l’actualité du 22 mars est surtout dominée par le délestage désormais bien présent au Bénin.

Après l’Evènement Précis qui trouve après des entretiens avec les principaux concernés que les entreprises tournent au ralenti du fait des coupures intempestives et non programmées, c’est La Presse du Jour qui retranscrit l’intégralité de l’interview accordée à la télévision nationale par le ministre Barthélémy Kassa. Selon le journal, le ministre a confirmé la démission de l’Etat et l’échec des initiatives prises par le Président de la république depuis sept ans qu’il est au pouvoir.

Pour finir cette semaine, Le Matinal nous informe que l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE) lance quatre nouveaux programmes pour essayer de résoudre le problème du chômage au Bénin. Et à la Nouvelle Expression de qualifier ces programmes d’engagement renouvelé pour la promotion de l’emploi au Bénin.

A la semaine prochaine !

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Article : BENIN : Sinistré du délestage
Plume du Bénin
7
22 mars 2013

BENIN : Sinistré du délestage

images.senenews.com
images.senenews.com

La situation est devenue chaotique depuis quelques semaines. Les autorités du ministère de l’énergie n’entendent pas nous rassurer non plus. Entreprises, particuliers, tout tournent au ralenti dans le pays et le moins qu’on puisse dire c’est que les populations sont au bord du gouffre. Entre désarroi, peines et manque de motivation, le délestage a entraîné bien des maux ces derniers jours. Des bureaux où les employés se plaignent d’avoir perdu toutes leurs provisions du fait du manque d’électricité pour faire fonctionner les refroidisseurs aux marchés où les bonnes dames n’en peuvent plus de passer des nuits chaudes en passant par les écoles où les élèves étudient difficilement avec les bougies, aucun secteur n’échappent à cette situation

 Les populations abandonnées à leur sort…

Cotonou, Mardi 19 mars, 7h 55,  Les travailleurs se pressent pour le bureau. Certains motivés et d’autres veulent simplement faire le travail pour lequel on leur paie un salaire. Pour les employés de  certaines structures publiques, ils sont soulagés de pouvoir enfin chargés leurs téléphones portables ou ordinateurs portables  dans les locaux de l’entreprise mais les autres, ils vont devoir faire face à une nouvelle coupure d’électricité sur leur lieu de travail et ce toute la journée sans qu’il n’ait été informé à l’avance par les autorités compétentes. Encore une journée sans production pour ces entreprises qui arrivent difficilement à trouver des marchés et faire tourner leurs boîtes. Ce jour-là, pendant près de 14 heures de temps, la plupart des quartiers de Cotonou étaient plongés dans le noir. Sikècodji, Ganhi,ou Akpakpa, même scénario. Pas de courant ! « Demain, si ça doit continuer, je viendrais pas travailler » me confie un responsable marketing d’une jeune entreprise. « Nous ne pouvons pas nous permettre des heures creuses pendant cette période de crise » poursuit-il. « Et puisque notre maigre budget nous permet à peine de gérer les charges habituelles, nous ne pouvons pas acquérir un groupe électrogène ». Le discours est le même partout. Le secteur privé est en souffrance au Bénin faute de distribution continue d’énergie électrique.

Il est 19h 30 mercredi, zone résidentielle. Des dizaines de groupes grondent dans les rues. La Société Béninoise d’énergie électrique n’a pas changé ses habitudes exécrables de ces derniers jours. On arrive même à se demander à 20heures quand il y a encore le courant si tout va bien dans le pays. Le délestage est devenu une règle et aucune sensibilisation n’est faite à l’endroit des populations. Quel est le planning des coupures ? Quel quartier sera plus atteint cette semaine ? Quelles sont les mesures prises au niveau de la facturation pour soulager les populations ? A l’heure où je publie ce billet,  nous n’avons aucune information véritable malgré les possibilités offertes par les nouvelles technologies. Une vraie supercherie.

Les marchés de groupes électrogènes grouillent de monde mais rien de concret. « Les gens ont bien envie d’acheter mais ils n’ont pas d’argent et ça fait pitié, le gouvernement doit avoir honte » me lance un vendeur de groupe exaspéré.

Comme si cela ne suffisait pas, la société nationale des eaux du Bénin (SONEB) qui a besoin de l’énergie électrique fournit par la Société Béninoise d’Energie Electrique ( SBEE) pour pomper de l’eau, a de la peine à assurer ses services. Conséquence : L’eau source de vie aussi arrive à manquer.

« J’en ai marre !», lance un tenancier de maquis. Il laisse éclater sa colère, attirant l’attention des quelques clients qui acceptent de se restaurer dans des conditions de forte chaleur.

« Le délestage nous crée d’énormes problèmes. Nos produits se déglacent et nous sommes obligés d’acheter de l’essence pour faire marcher notre groupe électrogène, ce qui représente des dépenses supplémentaires  pendant cette période de mévente » confie Albert, un tenancier de Poissonnerie au quartier Cadjehoun.

« Nous n’avons plus de travail et quand on en trouve, il n’y a pas de courant pour le faire et nous subissons après la colère de nos clients qui sont prêts à nous envoyer en prison quand ils ne peuvent plus récupérer leur argent »  s’indigne Fabrice, soudeur de métier.

Un étranger à peine arrivée à Cotonou se dirige vers un kiosque à côté, demande à la secrétaire des lieux de lui faire quelques photocopies et elle lui répond qu’il n’y a pas de courant.

Bienvenue à Cotonou !

Les commerçants sont donc les plus à plaindre dans cet environnement où le silence de la population devrait plutôt inquiéter les responsables politiques du pays.

 Les associations de consommateurs multiplient les rencontres mais aucune conséquence. Dossier classé sans suite comme on dit chez nous !  Livrés à nous même, nous subissons et assumons seuls les conséquences aussi bien économiques que morales de cette situation déplorable.

 Le bout du tunnel est encore bien loin

 Lors d’un entretien sur la Télévision Nationale (ORTB), le responsable de la production de la Société Béninoise d’Energie Electrique a annoncé une coupure allant de deux à trois heures tous les jours et ce probablement jusqu’au mois de juin 2013 sur toute l’étendue du territoire nationale.

 Pourtant des dizaines de milliards ont été engloutis dans ce secteur depuis 2008. Où sont les impacts de ces investissements aujourd’hui ?

 Des autorités impuissantes

Pour justifier cette défaillance de la fourniture d’énergie électrique, il est bien facile pour les autorités concernés de désigner l’insuffisance de l’énergie provenant du Nigéria ou encore les perturbations du réseau de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) comme responsables de cette situation. Et face à tout ceci, elles sont bonnement impuissantes. D’ailleurs quand la Société distributrice d’énergie électrique lance un appel d’offre pour acquérir elles-mêmes des groupes électrogènes, les conclusions sont très vite tirées.

Dans  une interview sur la télévision nationale (ORTB) le ministre Barthélemy KASSA affirme sans précision que dans l’immédiat, la centrale de Maria-Gléta sera mise en service (centrale en pleine reconstruction après une importante explosion).  Immédiat ne veut donc pas dire toute suite ! Il  invite les médias à sensibiliser la population pour qu’elle puisse patienter un peu. Mais comment garder notre calme alors que nous sommes tous les jours frustrés et déjà au plus profond du désert, déçus et que le gouvernement en place au lieu d’assumer se contente simplement d’accuser ses prédécesseurs.

Il devrait plutôt faire preuve de bonne gouvernance  en évaluant toutes les pertes du secteur privé et du secteur public dû au délestage. Ce serait déjà un bon début.

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Article : Revue Béninoise du 11 au 16 mars 2013
Plume du Bénin
15
17 mars 2013

Revue Béninoise du 11 au 16 mars 2013

François 1er: Nouveau Pape de L'Eglise romaine.
François 1er: Nouveau Pape de L’Eglise romaine.

Les béninois  ont commencé la semaine en deuil  avec l’annonce le 12 mars de la mort du professeur Sébastien Djènontin, assassiné en son domicile sis à Abomey-Calavi dans la nuit du dimanche au lundi dernier par des individus non identifiés. Maître Assistant, monsieur Sébastien Djènontin devait porter le grade de Maître de Conférences des Universités au cours de la prochaine session du CAMES. Malheureusement, il a été tragiquement arraché à la vie pour des raisons non encore élucidées comme nous l’apprend le site internet 24haubénin. Toujours au compteur des tristes nouvelles, le même site internet nous apprend que Merveilles Davy Kokou Zinsou, alias Yémandja le Messager, membre du célébre groupe Apouké est dans un état critique de santé. L’artiste chanteur recevrait les soins dans un centre de santé à Azowlissè dans le département de l’Ouémé quand son cas est devenu plus préoccupant. Vue l’ampleur que prend sa situation sanitaire, des cris de détresses sont lancés pour appeler des bonnes volontés à voler à son secours afin d’éviter l’instant fatal. Du moins, pour éviter que cela ne survienne pour faute de moyens financiers.  Le 13 mars, l’Agence Bénin Presse apprend de source locale les populations ont découvert un gisement d’or à Koney, situé à huit kilomètres de Founougo, le plus grand arrondissement de la commune de Banikoara. Selon cette source, elles ne se sont pas fait prier pour commencer par se servir. Cependant, l’arrivée des gendarmes sur le site a provoqué la débandade générale des orpailleurs.  Le 14 mars,  La Presse du jour et plusieurs journaux béninois parlent de l’organisation des états généraux de la justice béninoise. De sources proches de son cabinet, le Garde des sceaux, ministre de la justice, de la législation et des droits de l’homme , Madame Madougou, aurait déjà organisé deux grandes séances de travail avec les acteurs du secteur pour voir comment tenir dans les délais impartis ou tout au plus ne pas dépasser la première semaine du mois d’avril.

Autre fait marquant de cette semaine, le quotidien Adjinakou nous apprend que pour avoir tenté de poser, vendredi, une question jugée dérangeante à la ministre de la fonction publique, Maimouna Kora Zaki, un jeune étudiant s’est vu tout simplement éconduit, à Parakou, de la salle où la ministre invitée dans le cadre des festivités de la Journée internationale de la Femme, venait de donner une communication. Pendant ce temps, Le Matin s’intéresse plutôt au recours de Kamarou FASSASSI, en inconstitutionnalité de la décision de sa  poursuite devant la Haute Cour de Justice. En effet, Monsieur Kamarou FASSASSI, ex-ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique  estime que cette décision par laquelle l’Assemblée nationale autorise sa poursuite comporte diverses erreurs telles que la différence entre le texte soumis à la Haute Cour de Justice et aux députés. En fin de semaine, loin des soubresauts de la semaine, la presse béninoise est conviée au lancement d’une nouvelle offre de Bénin Télécoms. L’Evènement Précis rapporte que la société Bénin Télécom SA entend améliorer ses prestations. Elle compte accompagner le Bénin sur le sinueux chemin de la numérisation en diversifiant sa gamme de produits. Dénommé « Alivo » qui signifie ‘’la voie est libre’’ en langue nationale fongbé. Ce produit offre plusieurs avantages aux consommateurs tels que le forfait de trois mille francs qui permettra de communiquer sans limite pendant trente jours. Pour finir, L’Evènement précis renchérit sur l’actualité religieuse, en s’intéressant sur ce que les béninois attendent du nouveau souverain Pontife : François 1er ! L’évènement précis remarque que  de ceux qui désirent voir François effecteur une visite en Afrique à ceux qui attendent de le voir réconcilier le monde en passant par ceux qui comptent sur lui pour réunifier l’église catholique, les espérances des Béninois sont nombreuses.

A la semaine prochaine !

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15. mars
2013
Plume du Bénin
8

Les béninois apprécient l’élection de Jorge Bergoglio à la tête de l’Eglise catholique

imagesPremier Pontife non-européen, le Pape Jorge Bergoglio, autrefois archevêque de Buenos Aires et âgé de 76 ans est devenu mercredi soir après deux jours de conclave, le nouveau chef de l’Eglise romaine.

Malheureusement, il n’est pas africain ! Malgré le fait qu’il y avait 11 cardinaux venus du vieux continent dont les favoris étaient le Ghanéen Peter Turkson et le Guinéen Robert Sarah.

Mais cela n’a pas empêché plusieurs chrétiens catholiques ou non, de donner leur avis sur ce nouveau pape.

Je suis allé à leur rencontre  après l’effervescence de l’annonce , non, pas avec un micro comme les confrères de la télévision ou de la radio mais sur Facebook et Twitter comme une vrai blogueuse et journaliste web !

Que voulez-vous ? Nous avons également nos méthodes !

Si certains Chrétiens interrogés se montrent satisfaits, d’autres, par contre  restent très sceptiques mais point commun, tout le monde lui souhaite de réussir.

Beaucoup trop vieux…

 

Non, européen? signe d’un progrès….

@sinath91 J’aurais aimer un pape noir juste pour la symbolique mais un non Européen même fils d’immigres européens c’est déjà du progrès.

— Mafoya Dossoumon (@mafoya) 14 mars 2013

 

Indifférent….

Mon eglise 7 mon coeur, mon pape cest mon pere, meme Nicholas Sarkozy comme pape ds catolik, mw xa n m fait ni chaud ni froid.. #ledébat229

— FABRICE ARISTIDE (@IamBaloGouN) 14 mars 2013

 

Fier d’être catholique…….

@sinath91 … c’est une joie ça va apporter de la stabilité à l’église …

— Sir Christian TABO (@tabodevil) 14 mars 2013

 

 

Désormais pape émérite, Benoît XVI laisse à son successeur,cinq chantiers délicats: la gestion du gouvernement de l’Eglise , la rupture avec la société moderne, la crise des vocations, le dialogue oecuménique avec le reste de la chrétienté et l’approfondissement des passerelles avec l’islam et le judaïsme.

 

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Article : Journée Internationale de la Femme : Tenants et aboutissants de la loi sur la parité au Bénin
Plume du Bénin
3
9 mars 2013

Journée Internationale de la Femme : Tenants et aboutissants de la loi sur la parité au Bénin

Léontine Idohou
Léontine Idohou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Initiée en 1977 par les Nations Unies, la journée de la femme est célébrée tous les 08 mars dans le monde entier. Pour 2013, les Nations Unies ont choisi pour thème: « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ».

Depuis l’avènement du gouvernement actuel,  la journée internationale de la femme dispose d’un rayonnement particulier au Bénin.

Où en sommes-nous aujourd’hui au niveau de la promotion de la femme dans les institutions de la république ? Comment les femmes rurales sont-elles impliquées dans la valorisation des femmes béninoises ? Quelles sont les obstacles qui se posent au niveau de la promotion de la femme ? Quelles sont les réussites ? Comment apprécier cette célébration du 08 mars ?

Autant de questions que l’on doit se poser aujourd’hui. Pour y répondre, nous avons posé la question  à Madame Idohou LéonTine, Présidente de Rifonga Bénin, un réseau qui vise un meilleur placement des femmes sur les listes électorales.

Nous lui avons donc demandé où est-ce qu’elle en était aujourd’hui par rapport au lobby sur l’adoption de la loi sur la parité ? Elle nous a répondu qu’au niveau du réseau, elles sont soumises à la volonté des députés parce que le rôle de ces derniers c’est de voter les textes. « Nous ne pouvons qu’apporter des amendements pour améliorer » a-t-elle ajoutée. Quant au lobby, Madame Idohou rassure sur l’engagement de Rifonga à poursuivre le plaidoyer à l’endroit de la société civile, des organisations mais aussi des partis politiques sur toute l’étendue du territoire. Car selon notre interlocutrice, les élections municipales de 2013 sont très importantes puisque c’est des élections à la base qui concerne tout le monde, hommes et femmes. Cependant, la présidente de Rifonga Bénin affirme ne pas être surprise par le report sine-die de la loi sur la parité par les parlementaires car au Bénin, toutes les lois ayant trait aux femmes sont difficilement acceptées.

Ensuite, à la question de savoir, comment les femmes rurales sont-elles impliquées dans la valorisation des femmes béninoises, Madame Léon-Tine répond que le réseau travaille dans les douze départements du pays et que le discours de son organisation ne s’adresse pas en priorité aux intellectuelles qui sont d’ailleurs très minoritaires.

Et puisqu’aucune œuvre humaine n’est très évidente et facile, le réseau Rifonga rencontre aussi des difficultés telles que l’insuffisance des moyens financiers pour permettre aux femmes de faire de belles campagnes électorales. « Ce n’est donc pas facile parce que certains hommes pensent que nous voulons leur arracher leur place. C’est de bonne guère parce qu’ils sont les premiers à élaborer des lois, même en notre nom alors  si aujourd’hui, nous décidons de prendre ce dont ils ont bénéficié depuis des années, ils ont raison de se plaindre alors que nous voulons juste travailler avec eux pour le développement. » a ajouté Madame Idohou à ce sujet.

Mais le réseau Rifonga sent quand même une certaine prise de conscience de la part des hommes qui commencent à être véritablement bousculé par des femmes compétentes et dynamiques.

Pour conclure cet entretien, nous avons demandé comment  Rifonga Bénin appréciait  cette célébration du 08 mars. Et la réponse est sans appel, pour la présidente, il ne s’agit aucunement d’une fête mais d’une journée de réflexion et de bilan sur les conditions de la femme et à travers les conditions de la femme, des enfants et des époux. « En ce qui me concerne, le 08 mars prochain, je demanderais au Chef de l’Etat qui nous a promis le 08 mars dernier de voter la loi sur la parité, pourquoi cette loi n’est pas votée alors qu’il dispose de la majorité au parlement » a-t-elle conclu.

In fine, nous pouvons dire que la femme occupe encore une place inférieure à l’homme dans la société béninoise. Beaucoup de choses restent à faire !

Nous noterons également que les femmes ne sont pas là pour prendre la place des hommes, ni pour leur faire la guerre, mais plutôt pour travailler à leur côtés pour qu’il y ait un développement harmonieux.

L’autre point important soulevé lors de cette interview c’est l’indignation de la présidente de Rifonga par rapport aux stéréotypes qui circulent sur les femmes car ce sont elles qui brassent des milliards au marché et s’occupent jour et nuit de leurs familles.

Finalement, il serait intéressant de voir les femmes à des postes de responsabilités car comme l’a dit Montaigne « Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles ».

 

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Article : C’est bientôt la fin des bus Benafrique !
Plume du Bénin
6
1 mars 2013

C’est bientôt la fin des bus Benafrique !

téléchargementDans un billet précédent, certains s’en souviennent peut être, je vantais les mérites de ces nouveaux moyens de transport au Bénin. Mais  ça c’était avant ! Car, je viens vous expliquer aujourd’hui pourquoi ces nouveaux bus disparaitront si les mesures qui s’imposent ne sont pas prises rapidement.

Il y a quelques jours, après plusieurs semaines de pause (oui, les zémidjans de Cotonou, sont plus pratiques pour faire les courses), j’ai repris les bus Benafrique, moins chère pour la distance que je voulais parcourir .Et grande était ma frustration quand j’ai remarqué que la « béninoiserie » avait pris son service dans le milieu.

Des bus qui voulaient combler un vrai besoin à Cotonou

L’un des indices visibles de développement d’une métropole, est la présence d’un réseau de transport urbain collectif de masse. Un tel réseau n’existait plus dans Cotonou et en conséquence, cet indice de développement a disparu de notre cité, il y avait donc ce vide à combler. Mais comment le combler sans aggraver les phénomènes de congestion, de pollution atmosphérique et d’insécurité routière liés à la forte croissance des deux roues et autres modes actuels de déplacement dont notamment les voitures d’occasion importées ?

L’objectif  était donc d’assurer aux Cotonoises et Cotonois, une bonne mobilité urbaine dans un environnement sain.

Aussi ces bus visait la reconversion socioprofessionnelle à terme, d’un certain nombre de conducteurs de taxis-motos dans la société BENAFRIQUE (électriciens, mécaniciens, conducteurs, ajusteurs, soudeurs, tickettiers, agents d’entretien, cadres à divers niveau, etc.) ; une meilleure organisation autour des abris-bus qui leur permettra de gagner plus décemment leur vie ; l’assainissement de l’environnement et la diminution de la pollution atmosphérique forcément bénéfiques pour eux-mêmes.

Cependant, la mauvaise foi s’est mêlée au milieu…

En effet, malgré toutes les bonnes intentions énumérées ci-dessus, les bus Benafrique n’offre plus le confort  initialement promis. Ils sont bondés et malgré que les passagers arrivent difficilement à bouger un de leurs membres, les chauffeurs s’arrêtent encore aux arrêts bus pour prendre d’autres  passagers. A croire qu’ils ont des subventions pour le nombre  de passagers pris dans les bus.

Second problème, la durée des trajets. Cet acharnement des chauffeurs à embarquer tout le monde ou un maximum de personnes a bien sûr des conséquences sur la durée des parcours qui s’éternisent à mon avis.

Il n’est pas possible de prendre les bus Benafrique et d’arriver à l’heure à son rendez-vous ! Vous imaginez  faire seulement 18 km en 2h de temps ?

Impossible encore de prévoir la durée du parcours. C’est au gré du chauffeur qui décide en toute souveraineté du nombre d’arrêts à effectuer.

Outre ces aspects au niveau de la forme, abordons maintenant l’aspect économique de ce nouveau mode de communication et là, je vous dis c’est un fiasco !

En réalité, aujourd’hui dans chaque bus, nous avons un receveur  qui perçoit 200 francs chez les passagers, un chauffeur et un compteur qui se situe au milieu du bus. A la station bus, un contrôleur vient vérifier l’affichage du compteur. Et le système a l’air de bien fonctionner.

Mais c’est sans compter l’intervention malsaine de ce petit groupe car qu’est ce qui se passe désormais dans ses bus ?

Pour surmonter l’obstacle que constitue le compteur, cette petite équipe fait entrer les passagers par derrière. Ceux-ci s’installent donc sans passer par le compteur mais l’abus de confiance ne s’arrêtent pas là, l’équipe va jusqu’à tolérer des passagers à l’avant du bus c’est-à-dire avant le compteur. Ceux-ci bien sur payent les 200 francs mais qui sont détournés par la mafia puisque le compteur n’a pas enregistré ces passagers.

A part ces problèmes, faut relever l’impolitesse de cette  équipe qui a une fierté démesurée se cachant derrière la couverture de la mairie pour commettre des infractions de la route.

En gros, soit on instaure un autre système de paiement  comme des tickets aux différentes stations par exemple, soit on peut craindre le pire alors que les promoteurs de ces bus voulaient tout simplement contribuer au développement.

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Quotidien d'une jeune femme Africaine...

Auteur·e

L'auteur: Sinatou SAKA
Passionnée de journalisme, infojunkie, webaddict, abusivement panafricaine sur les bords et twitteuse folle;)

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