29 juin 2013 - sinathlafricaine

Les réseaux sociaux : Nouvelles armes de destruction massive pour les jeunes ?

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Crédit photo: controverses.ensmp.fr

Au début, les réseaux sociaux servent à « garder le contact avec ses amis », commenter  leurs photos ou tout simplement glander des heures sur internet.

Mais cette époque est bien loin aujourd’hui car elles sont à l’origine de nombreuses contestations et manifestations dans le monde.

De l’Egypte au Brésil en passant par la Turquie, les réseaux sociaux ont servi à mobiliser des milliers de personnes pour des soulèvements contre les pouvoirs en place.

Si ceux-ci  les considèrent comme une « pire menace pour la société » alors qu’ils ont eux même des millions de fans sur les médias sociaux, cet élan de liberté que soulèvent les réseaux sociaux est loin d’être éprouvé.

Mais vous me direz toute suite que les protestations existait bien avant son Facebook. Certes mais contrairement au bouche à oreille qui était utilisé, les réseaux sociaux fonctionnent plus rapidement et contournent très bien la censure.

En 2011, en Egypte, Twitter et Facebook ont permis de relayer l’ampleur des manifestations.  Une pléthore d’images 2.0 qui ont suscité de l’engouement auprès de milliers d’autres personnes qui ont rejoint le mouvement.

Ils tweetent, prennent des photos ou vidéos  et alimentent constamment  plusieurs page Facebook ou Instagram. La toile est totalement inondée d’images pendant les manifestations.

Et même quand on n’a pas pu participer IRL (In real Life) aux manifestations, on retweete des articles sur le sujets et on commente sans cesse pour faire entendre sa voix.

Malgré le fait qu’en Egypte, ils ne sont que 17 millions à avoir accès à Internet, à peine 21 % de la population. Un pourcentage qui est  faible comparé aux 68,9 % d’utilisateurs français, il est suffisant pour inquiéter le pouvoir égyptien.

L’informatique et Internet ont ainsi transformé la vie sociale et politique. Tout commence sur les médias sociaux et naît des interactions entre les gens à travers ces réseaux de communication.

 

Pour Vedat Çakmak, enseignant aux universités de Galatasaray et du Bosphore à Istanbul,

«  Ce qui est important c’est que les médias sociaux ont donné au peuple un espoir de peser dans la société. Pendant 40 ans, sous les régimes des dictateurs, les gens ont eu peur de l’État, mais avec les médias sociaux, ils ont découvert qu’il y a des individus qui pensent comme eux, qui contestent le régime et ils ont gagné un pouvoir social et tout cela grâce aux médias.»

En Turquie, Facebook a plus de 30 millions de comptes pour 80 millions d’habitants. 16% de la population utilise Twitter et c’est très important parce que cette population est particulièrement active politiquement.

Un des avantages principaux des médias sociaux, c’est qu’ils ne connaissent pas la limite d’âge. Les jeunes sont plus nombreux sur la toile mais les parents y sont aussi.

Crédit photo: http://tangotimbi.files.wordpress.com/

Crédit photo: http://tangotimbi.files.wordpress.com/

Au Brésil, les jeunes manifestent une pancarte à la main et un smartphone ou une tablette  dans l’autre archivent tout ! Les manifestations brésiliennes se déroulent tout autant sur les réseaux sociaux que dans la rue.

Ils sont le grand canal de communication de ces  protestations au cours desquels  plus d’un million de personnes se sont rassemblés.

En définitive, il est clair que Facebook et les autres médias sociaux seront encore plus importants dans les années à venir. Tout le monde est conscient que c’est les nouveaux médias et pas seulement puisque les manifestants vont jusqu’à risquer leur vie….

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Passionnée de journalisme, infojunkie, webaddict, abusivement panafricaine sur les bords et twitteuse folle;)

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