16 septembre 2013 - sinathlafricaine

Mes jeux de la Francophonie : rencontre avec Clément Duhaime, administrateur de l’OIF

Clap de fin! C’est fait! Le rideau est tombé hier à 18 h au stade Charles-Erhmann de Nice sur les Jeux de la Francophonie 2013.

Dans une ambiance festive et pleine de convivialité, après le passage des bénévoles et des différentes délégations participantes, l’émotion était de mise lors de la cérémonie de passation de drapeau entre la ville de Nice et la Côte d’Ivoire.

Après la première partie de soirée, place à la fête au cours de laquelle différents artistes  tels que Jean Jean Roosevelt, Dédé Saint-Prix, ont enflammé la scène.

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Cette semaine magnifique que j’ai vécue grâce à RFI Mondoblog et à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui m’ont invitée sur les lieux se termine alors en beauté.

Je m’en voudrais si je ne remerciais pas chaleureusement le personnel de ces deux organismes en général et Raphael Moreau, Ziad Maalouf, Raphaelle Constant, Yvan Amar, Virginie Aubin-Dubille, Isabelle Finkelstein en particulier qui ont été là du début à la fin.

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Je pars de Nice avec de beaux moments qui resteront gravés dans ma mémoire.

Et au nombre de ces moments forts finaux, ma rencontre avec Clément Duhaime, administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Cette interview que le numéro 2 de cette grande organisation a bien voulu nous accorder était portée sur les actions de la Francophonie en Afrique et sur son bilan personnel des 7e Jjeux de la Francophonie.

Je vous propose d’écouter l’intégralité de l’échange ici.

En outre,voici quelques points forts de notre conversation:

Sinatou Saka: En parlant d’impact de la Francophonie, quel est l’impact de cette organisation en Afrique?

Clément Duhaime : Effectivement, vous devrez constater que votre continent est le plus jeune du monde. Et c’est ce continent qui a pour la francophonie, le plus d’importance. Encore plus que par le passé parce que notre avenir va se jouer là. L’avenir de la francophonie va se jouer sur le continent africain à cause de la démographie mais à cause aussi du défi considérable que représente la réussite de l’éducation et de la scolarisation et également du fait que la langue française permet un accès à l’universel. Elle permet l’accès à des réseaux internationaux. 

Le Continent africain était là au départ.  Je le rappelle souvent, la Francophonie est née en Afrique. Elle n’est pas née au Nord, en occident. Elle est née sur le continent africain de la volonté de chefs d’Etats africains qui ont voulu ce regroupement. Et aujourd’hui, l’Afrique est toujours notre zone prioritaire d’intervention même si on intervient partout.

Sinatou Saka: Ces interventions peuvent être classées dans quels domaines?

Clément Duhaime: On a avec le temps, recentrer autour de 4 grands axes nos actions: Paix, Démocratie et Droits de l’homme, Renforcement et Prévention des crises, Accompagnement des sorties de crises que nous faisons présentement avec l’ Egypte et la  Guinée pour des élections législatives rapides. Aussi avec le Mali où nous avons été très présent. Le pilier très important qui est celui de la langue évidemment française et de la diversité des cultures avec toutes nos actions en faveur des cultures et de la promotion de la langue française. Le pilier aussi du développement durable avec toutes les questions d’énergies, d’environnement qui est extrêmement important avec notre institut au Quebec qui est dirigé d’ailleurs par une femme du continent, Madame Touré qui vient du Sénégal et qui dirige admirablement bien cet institut. La dimension économique aussi qui est très importante et vous avez des axes qui couvrent tous les secteurs: les jeunes, la conditions des femmes. Pour permettre aux femmes de se regrouper en réseau pour défendre leurs droits et aller vers l’égalité hommes-femmes. Et enfin, la question des nouvelles technologies, la révolution numérique qui est entrain de bousculer tous nos programmes d’actions parce qu’on y voit un avantage, un outil qui va nous permettre de faire des progrès considérables.

Sinatou Saka: L’Afrique étant majoritaire au sein de la Francophonie, quelles sont les actions à son actif et à son initiative pour promouvoir celle-ci?

Clément Duhaime: Notre action sur le continent s’est très bien développée. Les centres de lecture et d’animation en milieu rural. La majorité, on en a 300 dans 19 pays mais la plupart sont sur le continent. L’accompagnement pour le numérique. Que ce soit au Tchad où on envoie dans les prochains mois une mission de très haut niveau pour accompagner le Tchad qui souhaite devenir en Afrique un des pôles de développement pour les nouvelles technologies. Donc ce sont des initiatives africaines qu’on accompagne fortement. Nous sommes au service des Etats membres. La majorité de nos jeunes volontaires par exemple viennent d’Afrique et vont apporter leurs expertises en Asie, en Amérique,en  Europe.

Sinatou Saka: Parlons à présent des jeux de la Francophonie, quelles sont les innovations de la présente édition et quel était le défi à relever.

Clément Duhaime: Le défi tout d’abord c’était celui de réussir aussi bien que Beyrouth parce que les jeux de Beyrouth avaient été une très grande réussite dans un contexte difficile et le Liban avait remarquablement bien relevé ce défi. L’Etat Français avait vu comment les jeux s’étaient déroulé et l’objectif c’était effectivement de grimper plus haut. Je pense qu’on fera le bilan les prochaines semaines mais déjà, on peut constater que ces jeux sont réussis, ils se sont bien déroulés. Il y a certainement des améliorations qu’on peut apporter comme dans toute initiative. On peut faire mieux encore.

Les ivoiriens ont été là durant toute la période des jeux, ils ont examiné, ils ont vu et ils feront avec leurs originalités, avec leurs personnalités de cette grande fête de la jeunesse, un événement réussi.

Sinatou Saka: Quel commentaire vous inspire, la disparition de certains athlètes africains?

Clément Duhaime: Il y en a toujours lors de toutes les manifestations sportives et culturelles. Vous avez des jeunes qui malheureusement pensent que leurs vies seront meilleures  ailleurs. Dans 20 ans, ce sera peut-être le phénomène inverse. Ce sont peut-être les délégations d’autres pays qui viendront en Afrique et qui justement voudront rester. C’est ce qu’il faut souhaiter. C’est la situation économique qui est à l’origine. C’est le rêve de se dire, » je ne peux pas réussir là où je suis, je vais réussir mieux… ». Comment va-t-on résoudre ça? Parce qu’il ne faut surtout pas empêcher la mobilité. Ce serait catastrophique. La force de la Francophonie, c’est de permettre à tous nos jeunes, de circuler, de se rencontrer sinon, on ne formera pas une famille. La seule solution, c’est donc le développement. Plus, on va accompagner le développement économique de l’Afrique pour que la richesse soit répartie, pour que tous profitent des fruits de la croissance, moins on aura ce phénomène. On aura le phénomène inverse. Il faut donc affronter cette donnée qui est reliée à la crise économique.

Sinatou Saka: Quels sont les chantiers d’avenir de l’OIF?

Clément Duhaime: Le Secrétaire Général aura l’année prochaine à dévoiler lors du Sommet de Dakar, en terminant son mandat, un nouveau plan d’action pour la période qui suivra: 2015-2018. Nous sommes entrain de revoir l’ensemble de nos dispositifs. Une nouveauté qu’on annoncera dans les prochains mois, c’est par exemple qu’en ce qui concerne , les jeux de la francophonie, nous allons dorénavant accompagner les lauréats dans les manifestations internationales par du parrainage notamment. La relance des marchés des arts africains est une nouvelle initiative et nous sommes entrain de voir avec le numérique, dans le domaine de la formation professionnelle, comment faire mieux en utilisant ces outils parce que maintenant il y a 6 milliards de téléphones mobiles dans le monde et votre génération est entrain là aussi de faire une autre révolution: C’est qu’elle utilise facilement ces outils. Les instructions qu’on a c’est prioriser les jeunes et les femmes.

Sinatou Saka: Votre Mot de fin

Clément Duhaime: Je vous remercie parce que ce que vous faites est très important et je vais remercier à travers vous justement, les jeunes qui s’engagent à construire, à entreprendre, à développer. N’hésitez-pas à nous donner de vos idées, adressez-vous à la jeunesse du monde francophone et à la jeunesse africaine pour nous dire où la Francophonie peut être encore plus à leurs côtés pour leur permettre de réussir dans la vie.

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Retrouvez la biographie de ce grand homme.

Vivement Abidjan 2017!

 

 

 

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